19h – JEUDI 23 MAI 2019 – Présentation du livre « Ricardo Flores Magón, une utopie libertaire dans les révolutions du Mexique » d’Américo Nunes – avec Claire Auzias, Américo Nunes et les éditeurs

19h – JEUDI 23 MAI 2019 – Présentation du livre « Ricardo Flores Magón, une utopie libertaire dans les révolutions du Mexique » d’Américo Nunes – avec Claire Auzias, Américo Nunes et les éditeurs – Où : Café de la mairie, 51 rue de Bretagne, 75003 Paris :

LL de Mars – Bandes dessinées : Manuel de l’utilisateur

Bandes dessinées :
Manuel de l’utilisateur

Un livre de LL de Mars

90 pages, 17×26 cm
ISBN 978-2-911917-69-1
12 euros

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14 €

(dont 2€ de partage frais d’envoi)

Genre : Bande dessinée –

Auteur : LL de Mars construit patiemment une oeuvre en forme de maillage disciplinaire depuis la fin des années 80 : il s’est consacré à l’art contemporain (expositions, création collective d’un centre d’art) à la littérature (création de revues, livres), à la poésie (sonore et écrite), à la musique expérimentale (concerts, laboratoires collectifs), à la vidéo (films et animations) et enfin, depuis une quinzaine d’années, à la bande dessinée. Son travail en bandes dessinée est tout autant le résultat de cette approche modale qu’un des moments de sa création. Il est l’auteur d’une vingtaine d’albums dont Quelques prières d’urgence… (Les Rêveurs, 2009), Comment Betty vint au monde (Tanibis, 2011), Hapax (Hoochie Coochie, 2013), Docilités (La Cinquième Couche, 2017) ou encore JACK KIRBY WALKED THROUGH BROKEN PORTICOES (Adverse, 2016).


Le livre

Voici un livre abondamment, savamment documenté qui lève le voile pour la première fois sur le monde mal connu, à la fois si proche et si lointain, de la bande dessinée dite indépendante. Établi sur des faits réels et une connaissance intime de ses rouages, il le traverse avec une foule de détails et d’anecdotes surprenantes. Faisons le pari que si elle vous guérit à jamais de l’envie de créer, d’éditer ou de vendre des bandes dessinées, cette promenade dans les mondes du dessin, de l’édition, de la critique, de la diffusion, de la librairie, de l’exposition, des salons, éclairera d’une lumière nouvelle votre plaisir à en lire.

Mais encore :

Est-il moins humiliant d’être un peintre du dimanche qu’un génie de la bande dessinée ? Les libraires lisent-ils des livres avec des images ? L’Albendazole est-il efficace contre le système de distribution ? Doit-on laisser une page libre dans les albums pour que les éditeurs puissent exprimer leur créativité ? Les grands sujets en bande dessinée élèvent-ils les bandes dessinées ou abaissent-ils les grands sujets ?

Si le texte d’une bulle est trop long, le personnage va-t-il dépasser sa destination ou s’arrêter de courir le temps qu’on ait fini de lire ? Autant de questions passionnantes auxquelles un solide accompagnement pédagogique à travers la mécanique complexe des bandes dessinées peut apporter un éclairage.

C’est l’objectif que s’est fixé ce nouvel opus de notre désormais célèbre collection Manuel de l’utilisateur
destinée à révéler en vous la brillante créature mondaine dont chacun se disputera la compagnie !
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Américo Nunes – Ricardo Flores Magón, une utopie libertaire dans les révolutions du Mexique

Ricardo Flores Magón, une utopie libertaire
dans les révolutions du Mexique

 

Un livre d’Américo Nunes

ISBN 978-2-911917-67-7
274 pages, 17×22 cm
soixante-sept illustrations
22 euros

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22 €

(+ 2€ de partage frais d’envoi)

Genre : Histoire – Révolution – Mexique

Auteur : Américo Nunes. Américo Nunes est né au Mozambique en 1939, de parents originaires du Portugal où il a vécu jusqu’en 1960 et où il a mené ses premiers combats contre la dictature de Salazar et contre le colonialisme portugais.
En 1960, il part pour le Portugal. Un an plus tard éclate la révolte du peuple angolais contre le système colonial portugais, A. Nunes s’exile alors en France pour y poursuivre sa lutte anticoloniale et anticapitaliste. Il se trouve à Alger, entre 1963 et 1965, et y constate l’échec du « socialisme d’autogestion » face à l’État. De retour en France, Américo Nunes se rapproche du groupe Socialisme ou Barbarie, ainsi que des théories du communisme des conseils et des thèses de l’Internationale situationniste.
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Enseignant universitaire à partir de 1972, il s’intéresse aux mouvements sociaux propres au socialisme utopique, à l’anarchocommunisme, aux utopies hérétiques en général, et au Mexique en particulier. Américo Nunes est principalement l’auteur des Révolutions du Mexique, « Questions d’histoire », Flammarion, 1975 ; nouvelle édition revue et augmentée, Ab irato, 2009. Il a aussi codirigé avec Alain Le Guyader et Michel Soubbotnik la collection « Histoires et émancipations » aux éditions Arcantère.


Le livre

Il s’agit du premier essai d’envergure en France sur l’anarchocommuniste Ricardo Flores Magón (1874-1922), un des grands acteurs de la Révolution mexicaine de 1910-1920. De nombreux textes de Magón ont été publiés en français, il manquait un essai qui situe à la fois sa vie, son œuvre, et son action politique.
À la tête du journal Regeneración et du Parti libéral mexicain, Flores Magón a lutté aux côtés du révolutionnaire Emiliano Zapata et du mouvement agraire d’inspiration communautaire, tout en étant proche des Industriels Workers of The World (IWW) et des anarchistes américains Emma Goldman, Alexandre Berkman et Voltairine de Cleyre.
Ses combats se ressourçaient dans l’utopie du communisme premier propre aux communautés indiennes, notamment celles des Indiens Yaquis, mais trouvaient leurs fondements dans le prolétariat d’inspiration communiste, industriel et moderne, les luttes sociales des cheminots, des mineurs et des ouvriers du pétrole (mexicains et américains).
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Ricardo Flores Magón fut aussi au Mexique un grand passeur des idées anarchistes : Bakounine, Proudhon, Kropotkine, Élisée Reclus, Errico Malatesta. Rassemblant les idées essentielles de l’arsenal libertaire, il a su adapter à sa vision de la réalité nationale les principes directeurs de l’anarchisme international : lutter pour l’abolition du salariat, la gestion ouvrière des usines, des mines, des ateliers et des terres ; par action directe et la lutte des classes ; contre le Capital, l’Autorité et le Clergé. Son slogan : Tierra y libertad !

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L’Échaudée n°8 dans le Monde diplomatique (février 2019)

« Autour du constat du manque d’une « imagination sociale radicale », un entretien avec Charles Reeve, auteur du récent ouvrage Le Socialisme sauvage, analysant des courants spontanés à l’œuvre dans les mouvements sociaux. Un texte revigorant d’Alfred Jarry, « Psychologie expérimentale du gendarme » note le Monde diplomatique de février 2019 :

https://www.monde-diplomatique.fr/revues/lechaudee

L’Échaudée n°8 est sortie ! (décembre 2018)

Contre culture – Critique sociale – utopie
Automne-hiver 2018 – 9 euros – Abonnement pour trois n° : 30 euros

L’Échaudée s’intéresse dans ce numéro :

  • Aux révoltes intenses et communicatives qui emplissent les rues (Amaredine Mudejar) – À l’autoorganisation dans les luttes sociales (autour du livre de Charles Reeve, Le Socialisme sauvage, paru chez l’Échappée) – Aux soubresauts politiques en Arménie (avec Jean-Luc et Varduhi Sahagian) – À la
    littérature populaire où l’étrange étrangeté côtoie les tentations multiples (Alain Joubert).
  • Le grand livre des maudits écrits est augmenté des écrits de Manuel Anceau, Julien Bal, Alfred Jarry et
    de Claude Guillon.
  • Le cabinet des curiosités imagées s’étoffe avec Cornelia Eichhorn, Balthazar Kaplan, Lacassinière,
    Eve Mairot, LL de Mars, Benjamin Monti, et Barthélémy Schwartz.

 

 
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C’est déjà du passé…

Manuel Anceau – Livaine

Manuel Anceau,
Livaine

.
ISBN 978-2-911917-66-0
126 pages
16 €

(+ 2€ de partage des frais d’envoi)

Genre : Littérature

L’auteur : Manuel Anceau. Né en 1970, il vit à Paris Il a publié aux éditions La Maison de verre L’Enchantement en 1995 et Calendrier des marées avec des collages de Pierre Rojanski en 1996.

es marées avec des collages de Pierre Rojanski en 1996.

Extraits

Lieuve n’est tout de même pas un cloaque, les rues n’y sont pas si pleines de cauchemars qu’en y marchant on se retrouve avec le bas du pantalon mangé par la boue et l’ordure – ça reste une coupe dans le tissu des choses mais, à l’évidence, et sans doute est-ce encore trop peu dire : une coupe qui s’effiloche. Il suffit de regarder le front de ceux-là qui, tous les soirs ou presque, s’assemblent, et dont la principale occupation est de parfumer l’air du crépuscule : on croit voir des personnages de dessin animé à qui on aurait, par facétie, étiré démesurément cette partie-là de leur corps. On dirait qu’ils n’ont de cheveux, ou parfois un casque, ou encore une casquette, que pour empêcher ce front de s’étirer encore plus. (Lieuve)

Il y a une chose curieuse qui est que, quand vous fermez les yeux et que vous essayez de vous rappeler – ce qu’il faut se rappeler quand il s’agit de retrouver un visage précis : un tout autre visage vient à l’esprit. C’est-à-dire qu’on nage mais qu’on nage comme si on n’avait jamais appris à nager, comme si la mémoire battait des pieds sans plus savoir comment synchroniser les jambes avec les bras, et comment au juste remuer la tête ou ne pas la remuer. (Moineau)

« Livaine » de Manuel Anceau dans l’émission Paludes de Radio Campus Lille (15 juin 2018)

Paludes, l’émission littéraire qui brasse du vent!

Au programme de Paludes 871 animé par Nikola : l’Arrache-Cœur 642 (Dimitrìou, Anceau, Cazenave-Sarkis),

  • Ecouter ici en podcast la partie consacrée à Livaine de Manuel Anceau :

 

 

 

 

« Livaine » de Manuel Anceau dans En attendant Nadeau (n°58 – 20 juin au 3 juillet 2018)

L’art contemporain contre la beauté

De nos jours, beauté et laideur constituent-elles un enjeu politique ? C’est autour de cette question fondamentale qu’Annie Le Brun va développer l’argumentation de son livre, Ce qui n’a pas de prix. Mais d’ailleurs, qu’est-ce qu’un « enjeu politique » en ces temps où tout est livré à la financiarisation absolue, jusques et y compris tout « ce dont il paraissait impossible d’extraire de la valeur », je veux dire de la valeur excessive, abusive, artificielle, celle qui s’appuie sur la perversion de ce marché, spécialement forgé pour la circonstance.

Autour des livres :
Annie Le Brun, Ce qui n’a pas de prix. Essai critique. Stock, 173 p., 17 €
Manuel Anceau, Livaine. Contes. Ab Irato, 128 p., 16 €

Extrait :

On s’accorde généralement à reconnaître que certains écrivains de la fin du siècle dernier – allons, allons, ce n’est pas si loin ! – ont apporté à la langue française quelques œuvres qui enrichirent la prose dont ils se servaient de fulgurances poétiques plutôt rares chez leurs contemporains. Citons parmi eux Julien Gracq, André Pieyre de Mandiargues ou André Hardellet, à qui André Breton pourra écrire un jour : «Vous abordez là, en conquérant, les seules terres vraiment lointaines qui m’intéressent et la reconnaissance que vous y poussez offre un nouveau ressort à tout ce que je me connais comme raisons de vivre ». Or, il se trouve que la beauté poétique, que l’on opposera à la beauté esthétique marchande plus haut dénoncée, c’est principalement chez deux auteurs très actuels qu’on la trouve, tous deux issus de la mouvance surréaliste, comme par hasard ; il s’agit d’une part de Jacques Abeille, dont les éditions Folio viennent de rééditer deux de ses fabuleux romans du cycle des contrées, Abeille dont j’ai déjà eu la chance de pouvoir parler jadis dans la défunte Quinzaine littéraire ; et d’autre part de Manuel Anceau, jeune auteur dont je souhaite vivement que la singularité qui est la sienne, et la puissance naturellement poétique de ses écrits, le placent au premier rang de ceux qui aujourd’hui comptent ! S’il avait déjà publié, il y a quelques années, deux courts volumes, je considère que l’apparition actuelle de son recueil de contes Livaine, aux éditions Ab Irato, constitue un véritable événement qu’il faut saluer sans mesure, la beauté qui s’en dégage servant d’antidote à la laideur ambiante ! Lire la suite « « Livaine » de Manuel Anceau dans En attendant Nadeau (n°58 – 20 juin au 3 juillet 2018) »

Lecture de « Livaine » de Manuel Anceau, par Julien Bal, Jean-Charles Di Zazzo et l’auteur, à la Librairie Libralire – 31 mai 2018

Jeudi 31 mai 2018, à 19h00 :
présentation de Livaine de Manuel Anceau

aux éditions Ab irato (en présence des éditeurs)
Lectures par Julien Bal, Jean-Charles Di Zazzo
et l’auteur
à la librairie Libralire
116 rue Saint-Maur – 75011 Paris – (métro Parmentier / ligne 3)
Manuel Anceau – Né en 1970, il vit à Paris. Il a publié aux éditions La Maison de verre
L’Enchantement en 1995 et Calendrier des marées avec des collages de Pierre Rojanski en 1996. Depuis 2015, il collabore à la revue l’Échaudée (Ab irato).
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Livaine est un recueil de petites histoires que Manuel Anceau préfère appeler contes car ils permettent d’engranger l’imaginaire, loin des visées purement réalistes. Le conte, très modeste dans l’écriture, reste très ambitieux dans ce qu’il veut dire et s’ouvre au rêve. « Lieuve », un des contes du recueil, est un petit village perdu dans lequel on vit à peu près tous dans nos coeurs et nos têtes, un lieu mental. Il appartient à cette nostalgie d’un endroit où on serait tous réunis en comprenant ce pour quoi on est là. «Lieuve» est un bateau qui prend l’eau de toutes parts mais où il y a une lueur d’espoir. Lieuve c’est aussi une sonorité, et également.

Trois extraits sur Gumri (Arménie, si loin du ciel…) (3/3)

À Gumri, on trouve toutes sortes de véhicules motorisés. Des voitures, des vieux cars Commander-Gumri-150pxsoviétiques, des camionnettes faisant office de bus, peu de motos ou de mobylettes.

Les voitures vont de la luxueuse européenne ou du 4×4 aux vitres fumées à la vieille Lada tenant avec des bouts de ficelle. Les flics quant à eux disposent de voitures rapides et confortables équipées de haut-parleurs et de sirènes à l’américaine.
Les bus sont pourvus de sièges pouvant accueillir une quinzaine de passagers assis mais n’hésitent pas à entasser les gens au maximum si bien que l’on se demande parfois comment ils arrivent à rouler avec un tel chargement et comment les passagers peuvent respirer et supporter un tel traitement. Cette flottille de petites camionnettes J9 appartient à plusieurs gros bourgeois de la ville dont le maire. Le conducteur met la radio à fond, en fumant clope sur clope, zigzaguant sur la chaussée pour éviter les trous et doublant à toute berzingue les vieilles Lada qui se traînent sur la route. Il est, de toute façon, protégé par les images saintes ou la Vierge en plastique garnissant son tableau de bord et par la croix qui se balance sous son rétroviseur. Le port de la ceinture est facultatif. Lorsque l’on monte à l’avant d’un de ces bus ou d’un taxi, il peut arriver que le conducteur vous passe la ceinture au cas où l’on croiserait une voiture de flics, mais il ne l’enclenche pas, elle sert uniquement de décor. Lire la suite « Trois extraits sur Gumri (Arménie, si loin du ciel…) (3/3) »

Trois extraits sur Gumri (Arménie, si loin du ciel…) (2/3)

Bien entendu, il existe une classe de riches parasites, mais la majorité des Gumretsis Commander-Gumri-150pxa le plus grand mal à joindre les deux bouts. Alors chacun, chacune se débrouille tant bien que mal, et trouve de quoi subsister en travaillant dans des administrations (la mairie est un des gros employeurs de la ville, comme à Marseille !) ou des commerces divers dans lesquels un personnel pléthorique semble souvent se tourner les pouces. Mais nombre de jeunes ou de moins jeunes vont travailler en Russie, en particulier dans le bâtiment et y restent parfois des années avant de revenir voir leur famille. Ils ont souvent peu de vacances et une bonne partie de leur salaire sera envoyée à leur femme ou leurs parents. En Russie, ils vivent la vie du travailleur immigré, en appartement collectif, économisant sur tout… D’autres se feront aider par de la famille installée en Europe ou aux États-Unis. Lire la suite « Trois extraits sur Gumri (Arménie, si loin du ciel…) (2/3) »

Trois extraits sur Gumri (Arménie, si loin du ciel…) (1/3)

Au centre de Gumri se trouve un grand marché. On y trouve aussi bien de la Commander-Gumri-150pxnourriture que des vêtements, des outils que des DVD. L’une des allées de ce marché entraîne le flâneur le long d’une succession de petites boutiques ou de simples étals et, tendus au-dessus des têtes, on remarque des fils à linge sur lesquels sont épinglés des sacs plastiques. Ils sont en vente 50 drams et portent les logos de quelques-unes des grandes marques de la marchandise de luxe mondiale : Chanel, D&G, Versace…

C’est bien sûr la représentation de la richesse qui s’achète là. C’est le signalement, le souhait ironique de la richesse que l’on va afficher, contenu tout entier dans le logo. Ce fétichisme nous renseigne aussi sur un leurre, la richesse est ailleurs bien sûr, non plus dans la consommation mondialisée de produits inutiles mais bien dans ce qui va rendre une vie plus heureuse, plus digne aussi.

Dans ce même marché, on trouve côte à côte dans une petite boutique, une marchandise originale et sa contrefaçon, en l’occurrence une boîte de cirage de marque Kiwi. Le vendeur nous explique la différence de prix par l’origine des deux marchandises. On a du mal à distinguer la vraie boîte. La marchandise est affaire de croyance.

J’aime marcher dans les villes. J’aime regarder les visages, leur multiplicité, leurs similitudes. Mais la France, l’Europe, présentent une variété de visages relativement réduite. Hormis les bébés, les vieillards et les étrangers, les visages, les attitudes se ressemblent par leur aspect policé, par leur manière de coller aux stéréotypes publicitaires. Tout, de la coiffure au sourire, du grain de la peau à une manière de surveiller son visage, de contrôler ses expressions, rappelle un certain confort, une supériorité, celle du premier monde.

(pages 39, 40)

 

Extraits de :

Jean-Luc Sahagian / Varduhi Sahagian
Gumri, Arménie, si loin du ciel…
96 pages – 15 euros

(Ab irato éditions)

 

dessin de Varduhi Sahagian

 

L’Échaudée n°7 (Le Monde diplomatique, avril 2018)

« Un ensemble autour de Fukushima, mais aussi de nombreux textes littéraires probablement inédits, une profusion d’images (dessins, peintures, etc., de Chantal Echaude-7-couv-150pxMontellier à Cornelia Eichhorn), et d’utiles biographies brèves (Martin Nadaud). (N° 7, hiver 2017-2018, quadrimestriel, 9 euros. — Paris.) »

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9 €

 

 

L’Échaudée n°7 (Lettre du CIRA, mars 2018)

« L’ÉCHAUDÉE  N° 7, hiver 2017-2018. 118 pages. 9 euros.
Cette revue propose des textes de critique sociale (Fukushima), de l’histoire (Martin Badaud), de l’art (le surréaliste militant du POUM Eugenio Granell), de la poésie, des dessins et elle fait l’éloge de l’utopie.
Au sommaire de ce numéro : des textes de Nadine et Thierry Ribault, Americo Nunes, Charles Reeve, Alfredo Fernandes, Claude Guillon, et des illustrations de Cornelia Eichhorn, Barthélémy Schwartz, Chant al Montellier, Anne Van der Linden…
Adresse : L’Échaudée, c/o Ab irato, 6 rue Boulle, 75011  Paris
(courriel : abirato.editions [at] gmail.com). L’abonnement est de 30 euros pour trois numéros (chèque à l’ordre de Ab irato). Sur Internet : http://abiratoedition.wordpress.com/

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L’Échaudée n°7 est sortie ! (janvier 2018)

L’Échaudée n°7 est sortie

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9 €

Au sommaire du numéro :

  • Manuel Anceau, Le silo
  • Julien Bal, Grévinages)
  • Cornelia Eichhorn, Les enchaînés –La courbe – La marée – L’échine I & II
  • Alfredo Fernandes, Le scintillement du vide
  • Alfredo Fernandes, Emídio Santana, un portraiten noir et rouge
  • Judith Forest, William Henne & Xavier Löwenthal, Qui es-tu Judith Forest ?
  • Joël Gayraud, Le Gazouillis des éléphants
  • Jérôme LeGlatin, Fragments, bande dessinée [1-71]
  • Eugenio Granell, Huile et dessins
  • Claude Guillon, Les petits métiers
  • Yves Noël Labbé, Vous l’appelez comment, déjà ?
    Nadaud ? C’est bien ça, Martin Nadaud
  • Eve Mairot, Michel, 05 août 2017
  • LL de Mars, Les éditeurs II
  • Chantal Montellier, « Ainsi, comme vous pouvez le constater… »
  • Amaredine Mudejar, La rage du présent
  • Americo Nunes, In memoriam Carlos da Fonseca
  • Pyon, L’Attrapeur
  • Pyon, dessins
  • Charles Reeve, Eugenio Granell, l’homme qui aurait voulu être indien
  • Nadine et Thierry Ribault, Entretien sur Fukushima
  • Nadine et Thierry Ribault, Ci-gît l’État ? (bonnes feuilles)
  • Nadine et Thierry Ribault, Arnaud Michon, La France n’est pas inquiète
  • Emídio Santana, Vergalho s’est échappé
  • Barthélémy Schwartz, Elle tenta de réfreiner son angoisse
  • Barthélémy Schwartz, Invective
  • Anne Van der Linden, Chiens mouillés – Les rats blancs – Nostalgie – Mère célibataire – Ménage– La tétéeCommander l’Échaudée via PayPal :
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Flip de Paris, de Stéphane Goarnisson (ActuaBD, 3 août 2017)

« Le Flip de Paris » de Jeff Goarnisson, retour aux sources

3 août 2017
(par Frédéric Hojlo, ActuaBD)
  • L’été est un bon moment pour se ressourcer… ou faire de belles découvertes. Les éditions Ab irato ont justement publié, l’an passé, un livre étonnant de Stéphane Goarnisson. Celui-ci sème dans « Le Flip de Paris », livre datant à l’origine de la fin des années 1980, des graines devenues aujourd’hui de vastes champs de la bande dessinée, associant autobiographie et humour décalé. Mais dans un langage unique.

Les expériences à l’origine de la bande dessinée alternative telle qu’elle s’est développée dans les années 1990 sous l’impulsion d’éditeurs comme L’Association ou feu Ego comme X sont multiples et parfois méconnues du grand public. Parmi ces tentatives éphémères mais aux échos encore perceptibles peut être rangée la revue Dorénavant. Celle-ci, qui connut huit numéros entre 1986 et 1989, fut fondée par Balthazar Kaplan et Barthélémy Schwartz, accompagnés ensuite par Romuald Hibert, Yves Dymen et Stéphane Goarnisson. Lire la suite « Flip de Paris, de Stéphane Goarnisson (ActuaBD, 3 août 2017) »