Ab irato éditions

Par un mouvement de colère

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Publico – jeudi 20/06 – Présentation du livre d’Américo Nunes sur Ricardo Flores Magón, et projection de la « Fragile Armada » sur le mouvement zapatiste (2002)

Librairie Publico – Jeudi 20 juin 2019 à 19h30 :
Présentation du livre d’Américo Nunes « Ricardo Flores Magón, une utopie libertaire dans les Révolutions du Mexique » suivi de la projection du film la « Fragile Armada » de Joani Hocquenghem & JC Kebadian sur le mouvement Zapatiste (2002).
En présence d’Américo Nunes, Jean-Claude Kebadian et Claire Auzias.
Où ? 145 rue Amelot (Paris 11e).

« Ricardo Flores Magón, le rêveur en éveil » (A Contretemps, 13 juin 2019)

« Ce livre, nous prévient d’entrée Américo Nunes, n’est pas une « biographie historique » de Ricardo Flores Magón (1873-1922), mais un « essai politique » sur un acteur emblématique d’un moment inaugural « proprement communiste » qui, de 1900 à 1912 et traversant diverses phases, travailla, sur le front d’un peuple du Mexique fait de divers peuples, à réaliser, dans l’imaginaire et dans la pratique, la « confluence entre révolution paysanne et révolution ouvrière ». Et c’est bien de cela dont il s’agit : une impressionnante plongée historico-critique dans l’imaginaire politique et sensible d’un des personnages les plus profonds et les plus ignorés d’une époque où, en terre mexicaine, la guerre des pauvres accoucha de géants.

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Une histoire faite de plusieurs histoires

Fin connaisseur de cette histoire du Mexique insurgé, l’auteur avait, dans un précédent ouvrage [Les Révolutions du Mexique, Ab irato, 2009], brillamment défendu la thèse que ladite révolution mexicaine n’était saisissable que dans sa multiplicité, dans cette constellation d’imbrications des origines qui, sur le temps long et dans un espace historique, géographique et sensible donné, favorisa ou empêcha la convergence de poussées émancipatrices, complémentaires ou contradictoires selon les cas. La grande originalité de son approche, notions-nous alors, pouvait se résumer à deux points : d’une part, la perspective qu’il adoptait, celle des vaincus, si chère à Walter Benjamin ; d’autre part, une lecture du temps et de l’espace de ces « révolutions » mexicaines désencombrée de toute simplification abusive et postulant, plus largement, la pluralité et la complexité des phénomènes révolutionnaires. C’est ainsi que l’auteur affirmait, en marxien conséquent, que ces phénomènes avaient mis en branle des groupes sociaux très différents et porteurs d’intérêts radicalement antagonistes. Au fil du temps, ces groupes conjuguèrent leurs efforts – contre Porfirio Díaz (1830-1915), d’abord, puis contre Victoriano Huerta (1850-1916) – avant de s’affronter au très contrasté mouvement révolutionnaire mexicain dans une guerre civile interne s’achevant, le 1er mai 1917, par la victoire – provisoire – de Venustiano Carranza (1859-1920). Cette approche d’Américo Nunes, qu’il assumait au passage comme gramscienne, avait pour principal mérite de dépasser les clivages interprétatifs traditionnels. Cette révolution, nous disait-il, fut surtout paradoxale, tout à la fois libérale et socialiste, populaire et petite-bourgeoise, agraire et urbaine, restauratrice et moderniste. Elle libéra des forces authentiquement révolutionnaires – zapatistes, villistes, magonistes – qui, elles-mêmes, furent incapables de surmonter leurs propres différences sociales entre paysans-prolétaires, ouvriers de métier et prolétaires industriels. Au terme d’une lutte acharnée, concluait Américo Nunes, anarchiste de cœur pour le coup, la révolution, devenue « une », se militarisa, s’étatisa, mettant un terme, de manière violente, au processus révolutionnaire. En face restèrent les vaincus, ceux qui avaient rêvé de terre et de liberté, avec Emiliano Zapata et Ricardo Flores Magón, ces vaincus dont l’histoire, faite toujours de plusieurs histoires, est infiniment susceptible de « venir trouer la trame linéaire du Temps ». Car, comme l’écrivit Gustav Landauer, « lorsqu’une révolution éclate à nouveau, elle se souvient généralement de tous ses ancêtres » (La Révolution, 1907) qu’elle convoque, sans même le savoir le plus souvent, au nouveau banquet de l’histoire. […]  »

Lire l’article complet sur le site A Contretemps

Freddy Gomez
A Contretemps

Radio libertaire – Ricardo Flores Magón

RDV Radio libertaire (Chroniques rebelles), samedi 8 juin à 13h30 (89.4 Mhz), avec Américo Nunes pour son livre Ricardo Flores Magón une utopie libertaire dans les Révolution du Mexiquehttp://bit.ly/2HUQAmD

C’était hier

C’était hier : présentation de “Ricardo Flores Magón, une utopie libertaire dans les révolutions du Mexique” d’Américo Nunes – avec l’auteur, Claire Auzias et les éditeurs au café de la mairie (75003 Paris).

http://bit.ly/2X2Z6VS

19h – JEUDI 23 MAI 2019 – Présentation du livre « Ricardo Flores Magón, une utopie libertaire dans les révolutions du Mexique » d’Américo Nunes – avec Claire Auzias, Américo Nunes et les éditeurs

19h – JEUDI 23 MAI 2019 – Présentation du livre « Ricardo Flores Magón, une utopie libertaire dans les révolutions du Mexique » d’Américo Nunes – avec Claire Auzias, Américo Nunes et les éditeurs – Où : Café de la mairie, 51 rue de Bretagne, 75003 Paris :

Ricardo Flores Magón : utopie et mythe du communisme au Mexique (1908-1922)

Ricardo Flores Magón : utopie et mythe du communisme au Mexique (1908-1922)

 Americo Nunes

L’Echaudée n°2, hiver 2012.

(extrait) (Les liens dans le texte renvoient vers Wikipedia)

Dans un premier temps, Flores Magón, considérant les communautés L-echaude-2_80pxindigènes, prenait en compte la réaction spontanée, «instinctive», de celles-ci à l’industrialisation, y compris dans certaines zones, comme Morelos, où opèrera Emiliano Zapata à partir de 1911, et où fut installée une industrie sucrière, très moderne, technologiquement parlant. Avec le développement du capitalisme, nombre des membres de ces communautés se prolétarisent, en devenant ouvriers agricoles. Organisation et évolutions naturelles, héritées d’un passé ancestral, Magón, le signalait clairement : «Il y a jusqu’à vingt cinq ans, les communautés vivaient dans le « communisme primitif.» Et c’est cela qui va être détruit par le capitalisme. Lire le reste de cette entrée »

Written by barthelemybs

22 février 2013 at 14 h 33 min

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