Ab irato éditions

Par un mouvement de colère

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Barthélémy Schwartz, Benjamin Péret, l’astre noir du surréalisme (Libertalia)

Pour info, aux éditions Libertalia…

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Barthélémy Schwartz
Benjamin Péret, l’astre noir du surréalisme
Libertalia
350 pages – 18€
ISBN : 9782918059882

Ce volume comprend une anthologie
de poèmes et un cahier iconographique en couleur

En librairie depuis le 20 octobre 2016

* * *

« Qu’est-ce que le surréalisme ? C’est la beauté de Benjamin Péret écoutant prononcer les mots de famille, de religion et de patrie. » (André Breton)

De Dada au surréalisme, Benjamin Péret (1899-1959) est l’un des principaux acteurs des mouvements d’avant-garde qui ont secoué la poésie et l’art moderne au XXe siècle. C’est aussi l’un des moins connus du public. Peu de rééditions, de très rares monographies. Le sort s’est acharné contre ce grand poète dont le rôle et l’importance ont généralement été minimisés par les historiens du surréalisme.

Son engagement dans les mouvements révolutionnaires de son temps, notamment pendant la révolution espagnole aux côtés du POUM et des anarchistes, n’est peut-être pas étranger à cette occultation. Sur sa tombe, au cimetière des Batignolles, ses amis ont fait inscrire une épitaphe qui résume sa vie de révolté permanent : « Je ne mange pas de ce pain-là. »

Cette biographie (suivie d’une petite anthologie et d’un cahier iconographiques en couleur) replace la trajectoire de Benjamin Péret dans les enjeux utopiques du surréalisme, un mouvement qui voulait à la fois « transformer le monde » (Marx) et « changer la vie » (Rimbaud).

L’auteur
Barthélémy Schwartz est né à Paris en 1963. Coanimateur de la revue de bande dessinée Dorénavant (1986-1989), du collectif Ab irato (en 1992), puis de la revue de critique sociale Oiseau-tempête (1997-2006), il a publié Le Rêveur captif (L’Apocalypse en 2012).

Mots-clés
Altérité – amitié – amour – anthropophage – automatisme – Dada – Brésil – Colère – Communisme – conte – dèche – dissidence – Espagne – exil – expérience – expulsion – groupe – guerre – hasard – héritage – humour – inculpation – indien – insolence – Internationale – invectives – marge – marginalité – marxisme – maudit – Mexique – mythe – Poésie – Politique – populaire – prison – rage – rêve – révolte – révolution – rire – scandale – sommeil – subversion – surréalisme – Trotsky – utopie

 

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Film sur Americo Nunes, auteur des Révolutions du Mexique (Ab irato, 2009)

Capture d’écran 2016-01-14 à 10.02.16Americo Nunes, utopiste jusqu’à la mort ?

Réalisatrice : Samia Serri.
52 min.
Juillet 2011.

« Portugais né au Mozambique, réfugié à Paris en 1961, Americo Nunes a combattu la dictature salazariste puis a participé aux luttes anticolonialistes. Il s’est ensuite rapproché de la revue Socialisme ou Barbarie, puis a rejoint le groupe Pouvoir ouvrier pour participer ensuite à la création de l’éphémère premier groupe situationniste portugais à Paris, avec Antonio Forte. Son travail universitaire porte sur les mouvements sociaux, et les utopies au Mexique et en Europe, des XIXe et début du XXe siècles. »

Le portrait d’Americo Nunes est diffusé
le jeudi 14 janvier 2016
au cinéma La Clé
34 rue daubenton – 75005 Paris.

 

Written by barthelemybs

14 janvier 2016 at 11 h 23 min

27 avril : venez découvrir l’Échaudée, une nouvelle revue de critique sociale, de poésie et d’utopie, à la librairie Le Flaneur des deux rives !

Vous avez aimé l’Oiseau-tempête ? Découvrez L’Échaudée.

Pot amical ouvert à tous !
le vendredi 27 avril 2012, à partir de 18h30
Librairie le Flâneur des deux rives, 60 rue Monsieur le Prince, 75006 Paris.

(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Echaudee-pot-Flaneur (pdf)
(profitez-en pour nous soutenir
en vous abonnant !)

Vous avez aimé l’Oiseau-tempête ? Bientôt une nouvelle revue de critique sociale, de poésie et d’utopie : L’Echaudée. Numéro 1 en mars 2012.

Plus d’informations prochainement…

Americo Nunes : Les Révolutions du Mexique (2009)

with 2 comments

Americo Nunes
Les Révolutions du Mexique

ISBN 978-2-911917-54-5
240 pages, 15 euros

Sur l’auteur. – Enseignant-chercheur en histoire, Americo Nunes a enseigné dans les universités Paris VII et Paris VIII de 1972 à 2004. Portugais né au Mozambique, il s’est réfugié à Paris en 1961. Il a milité contre la dictature salazariste (Portugal) et la guerre coloniale. Il s’est ensuite rapproché de la revue Socialisme ou Barbarie (Castoriadis, Claude Lefort, etc.), puis a rejoint le groupe Pouvoir ouvrier (une scission de Socialisme ou Barbarie). Il a aussi participé à la création de l’éphémère premier groupe situationniste portugais à Paris, avec António José Forte (cf. Forte, Un couteau entre les dents, Ab irato, 2007). Il s’est ensuite intéressé aux mouvements sociaux et aux utopies au Mexique et en Europe, des XIXe et début du XXe siècle.

Thème : Histoire / Histoire des autres continents
Dewey
: 972 Amérique centrale. Mexique
Matière
: Mexique : 19e siècle : 1910-1920 (Révolution)
Tags : Flores Magon, Haciendas, Indiens, Mexique, Pancho Villa, Révolution, terres, Zapata

A propos du livre. – Ce livre est la réédition d’un classique de Flammarion publié en 1975 dans la collection « Question d’histoire » dirigée par l’historien Marc Ferro. Cette réédition est largement augmentée d’un importante postface (l’auteur revient sur les Révolutions du Mexique, il complète en l’enrichissant sa première approche de 1975), et d’une réactualisation de la bibliographie. Une carte contextuelle du Mexique est jointe à l’ouvrage.

Lire les « bonnes feuilles »

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Written by barthelemybs

18 juin 2011 at 13 h 57 min

Serge Bricianer : Une étincelle dans la nuit (2002)

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Serge Bricianer
Une étincelle dans la nuit – Sur la révolution iranienne 1978-1979

ISBN : 978-2-911917-48-6
2002, 6 euros

2002-Etincelle

Sur l’auteur
Serge Bricianer (1923-1997) est passé par quelques-unes des nuances qui vont du noir au rouge vif. Il a collaboré à Socialisme ou barbarie et à Informations et correspondance ouvrière (ICO). Il est l’auteur de Pannekoek et les conseils ouvriers, Edi, 1969, et de Karl Korsch, marxisme et contre-révolution, Seuil, 1975.

Propos du livre

Si beaucoup s’accordent aujourd’hui à voir dans sa composante ouvrière un des traits caractérisant la révolution iranienne, rares sont ceux qui soulignent la signification originale de la brève période de vie des conseils, de 1979 à 1981. Bricaner rattache ce mouvement à l’idée moderne de conseil. Non pas en tant que fétichisme organisationnel, mais en tant que principe d’émancipation sociale moderne. Transformer ces organisations de base unitaires à vocation de double pouvoir en organismes consultatifs régis par la représentativité bourgeoise fut, depuis toujours, la tâche des forces marxistes, social-démocrates et léninistes. Comme le souligne Bricianer, cette fois-ci, en Iran, les religieux prirent le relais.

Il ne faut pas chercher dans cet ouvrage une description détaillée de la révolution iranienne et de son déroulement. Les faits et les évènements n’intéressent Serge Bricianer que dans la mesure où il peut en dégager les tendances générales du mouvement, le situer historiquement. C’est pourquoi il s’attache tout d’abord à montrer comment, en Iran, les contradictions du développement économique capitaliste avaient été à même de transformer des forces religieuses en forces sociales et politiques. Il expose ainsi les éléments constitutifs de la situation qui permettent de comprendre le cadre général dans lequel l’explosion sociale avait eu lieu.

« La parenthèse coloniale refermée dans le sang, écrit Serge Bricianer, les États islamiques d’aujourd’hui, dominés par des pouvoirs militaires et des conglomérats financiers, affairistes, prenant appui sur une millénaire tradition de soumission religieuse et sur des bureaucraties corrompues, vivent de la part que l’impérialisme leur concède soit directement (rente pétrolière, par exemple), soit indirectement par allocations de crédits grevés de lourds intérêts. D’où avec l’irrépressible croissance démographique, l’urbanisation sauvage, la pénétration des mœurs et des valeurs occidentales, sans parler des effets de la crise mondiale sur des sociétés peu capitalisées, à technologie souvent archaïque, l’apparition de situations sociales explosives, et, à situations extrêmes, idées et conduites extrêmes qu’une répression féroce parvient seule à endiguer. Et l’Occident affolé de faire de l’islam une religion de fanatisme alors que, tout au long des siècles, il a prêché la soumission absolue à Dieu, au prince, au pater familias, les valeurs de la patience et de la docilité. »

Written by barthelemybs

10 octobre 2002 at 12 h 11 min

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