Alain Joubert, entre les lignes le cœur (décembre 2020)

Article de Pierre Vandrepote sur L’Autre côté des nuages d’Alain Joubert (Ab irato, 2020), paru sur le site Poésie et peinture, l’impensé imaginaire en décembre 2O2O.

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Enfance d’un poète qui ne s’est jamais pris pour un grand « pohète », à l’inverse de tant d’autres :
« Non, ce qui m’amusait, ce qui séduisait mes oreilles aux aguets, c’était le bruit des mots, la sonorité des syllabes, le choc des dentales, le sifflement des sifflantes, le rythme des phrases, la violence ou la douceur avec laquelle on les prononçait… »
L’enfant a grandi, enfin il a su aussi rester enfant, mais comme on dit, il a grandi. Il a aimé, il a gardé sa révolte, il a gardé son « noir », son désespoir et son espoir, ses espoirs, ses bonheurs, sa colère, la face inconnue de ses nuages :
« et l’homme-oiseau ne fit
ni une
ni deux
il fit tout simplement
le tour de lui-même
le tour du noir qui l’habitait
de sa mémoire noire
et à coups de bec et de pieds
il fit voler le spectre
en éclats
et toutes les couleurs
se répandirent en lui
et hors de lui
et l’aurore se sentit soudain
boréale »

L’oiseau donc vint à naître non sans vivacité. Prêt à rêver le monde, mais comme il n’était guère; amant de la beauté, mais ulcéré par l’injustice; amoureux de vivre et pourtant se méfiant de ce dont sont capables les humains, nos chers semblables. Il paraît qu’il faut apprendre, par exemple la patience :
« Rentrer en soi pour sortir à pas de loup. »

Difficile de se débarrasser du noir, d’autant que parfois il sied si bien. J’ai connu Alain Joubert tout de noir vêtu. Sa blondeur. La liberté des contradictions. On n’y insistera jamais assez. Le temps, la mort du temps; et si cela s’appelait l’instant ? Le jeune surréaliste qu’il est n’aime pas mettre sa poésie en avant, mais son désir d’un autre « être ensemble » est là, qui toujours affleure :
« L’élan des amis qui dansent 
Fait battre la paupière de l’amour
Crispe le sang
Et ruine les glaciers ardents »

Lire la suite de l’article de Pierre Vandrepote sur le site Poésie et peinture, l’impensé imaginaire
Tout savoir sur L’Autre côté des nuages d’Alain Joubert

Guy Cabanel / Mireille Cangardel – Les Charmes du chaos

Les Charmes
du chaos

Un livre de
Guy Cabanel et
Mireille Cangardel

ISBN 978-2-911917-73-8
126 pages, 14×20 cm
en couleurs

15 euros

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15 €

(+ 2€ de partage frais d’envoi)

Genre : Poésie

Les auteurs :
Guy Cabanel a participé dès 1958 aux activités du groupe surréaliste avec son ami Robert Lagarde qui illustre son premier ouvrage, À l’Animal noir. Ce recueil fut accueilli par André Breton en ces termes : « Ce langage, le vôtre, est celui pour lequel je garde à jamais le coeur de mon oreille. C’est celui dont j’ai attendu qu’il ouvre de nouvelles communications, vraiment sans prix et comme par voie d’étincelles, entre les êtres. » Depuis, Cabanel a publié et collaboré avec de nombreux artistes (Jorge Camacho, Adrien Dax, Jacques Lacomblez, Georges-Henri Morin, Mimi Parent, Jean-Claude Silbermann, Jean Terrossian, Toyen…).

Mireille Cangardel est née à Toulouse, parallèlement à son activité de professeure d’arts plastiques, elle a exposé ses œuvres, entre autres, à Paris, Barcelone, Perpignan, au Luxembourg, au Québec et dans la région de Toulouse où elle demeure.

Le livre :
Avec Les Charmes du chaos s’ouvre une nouvelle collaboration, celle du poète Guy Cabanel et de la peintre Mireillle Cangardel qui ne cache pas sa sympathie envers le surréalisme. Dès son plus jeune âge, celle-ci a connu le plaisir de peindre et n’a jamais cessé de s’y adonner. Loin d’imposer à son pinceau une quelconque direction, elle le laisse aller à sa guise, lui permettant ainsi de découvrir les merveilles d’un monde intérieur à la fois voluptueux, inquiétant et sublime. Cabanel, qui très tôt a reconnu dans son œuvre un monde commun au sien, ainsi qu’une inspiration et une ce qui dans son œuvre le touchait au-delà de l’œil.■


« Livaine » de Manuel Anceau dans En attendant Nadeau (n°58 – 20 juin au 3 juillet 2018)

L’art contemporain contre la beauté

De nos jours, beauté et laideur constituent-elles un enjeu politique ? C’est autour de cette question fondamentale qu’Annie Le Brun va développer l’argumentation de son livre, Ce qui n’a pas de prix. Mais d’ailleurs, qu’est-ce qu’un « enjeu politique » en ces temps où tout est livré à la financiarisation absolue, jusques et y compris tout « ce dont il paraissait impossible d’extraire de la valeur », je veux dire de la valeur excessive, abusive, artificielle, celle qui s’appuie sur la perversion de ce marché, spécialement forgé pour la circonstance.

Autour des livres :
Annie Le Brun, Ce qui n’a pas de prix. Essai critique. Stock, 173 p., 17 €
Manuel Anceau, Livaine. Contes. Ab Irato, 128 p., 16 €

Extrait :

On s’accorde généralement à reconnaître que certains écrivains de la fin du siècle dernier – allons, allons, ce n’est pas si loin ! – ont apporté à la langue française quelques œuvres qui enrichirent la prose dont ils se servaient de fulgurances poétiques plutôt rares chez leurs contemporains. Citons parmi eux Julien Gracq, André Pieyre de Mandiargues ou André Hardellet, à qui André Breton pourra écrire un jour : «Vous abordez là, en conquérant, les seules terres vraiment lointaines qui m’intéressent et la reconnaissance que vous y poussez offre un nouveau ressort à tout ce que je me connais comme raisons de vivre ». Or, il se trouve que la beauté poétique, que l’on opposera à la beauté esthétique marchande plus haut dénoncée, c’est principalement chez deux auteurs très actuels qu’on la trouve, tous deux issus de la mouvance surréaliste, comme par hasard ; il s’agit d’une part de Jacques Abeille, dont les éditions Folio viennent de rééditer deux de ses fabuleux romans du cycle des contrées, Abeille dont j’ai déjà eu la chance de pouvoir parler jadis dans la défunte Quinzaine littéraire ; et d’autre part de Manuel Anceau, jeune auteur dont je souhaite vivement que la singularité qui est la sienne, et la puissance naturellement poétique de ses écrits, le placent au premier rang de ceux qui aujourd’hui comptent ! S’il avait déjà publié, il y a quelques années, deux courts volumes, je considère que l’apparition actuelle de son recueil de contes Livaine, aux éditions Ab Irato, constitue un véritable événement qu’il faut saluer sans mesure, la beauté qui s’en dégage servant d’antidote à la laideur ambiante ! Lire la suite « « Livaine » de Manuel Anceau dans En attendant Nadeau (n°58 – 20 juin au 3 juillet 2018) »

L’Échaudée n°7 est sortie ! (janvier 2018)

L’Échaudée n°7 est sortie

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9 €

Au sommaire du numéro :

  • Manuel Anceau, Le silo
  • Julien Bal, Grévinages)
  • Cornelia Eichhorn, Les enchaînés –La courbe – La marée – L’échine I & II
  • Alfredo Fernandes, Le scintillement du vide
  • Alfredo Fernandes, Emídio Santana, un portraiten noir et rouge
  • Judith Forest, William Henne & Xavier Löwenthal, Qui es-tu Judith Forest ?
  • Joël Gayraud, Le Gazouillis des éléphants
  • Jérôme LeGlatin, Fragments, bande dessinée [1-71]
  • Eugenio Granell, Huile et dessins
  • Claude Guillon, Les petits métiers
  • Yves Noël Labbé, Vous l’appelez comment, déjà ?
    Nadaud ? C’est bien ça, Martin Nadaud
  • Eve Mairot, Michel, 05 août 2017
  • LL de Mars, Les éditeurs II
  • Chantal Montellier, « Ainsi, comme vous pouvez le constater… »
  • Amaredine Mudejar, La rage du présent
  • Americo Nunes, In memoriam Carlos da Fonseca
  • Pyon, L’Attrapeur
  • Pyon, dessins
  • Charles Reeve, Eugenio Granell, l’homme qui aurait voulu être indien
  • Nadine et Thierry Ribault, Entretien sur Fukushima
  • Nadine et Thierry Ribault, Ci-gît l’État ? (bonnes feuilles)
  • Nadine et Thierry Ribault, Arnaud Michon, La France n’est pas inquiète
  • Emídio Santana, Vergalho s’est échappé
  • Barthélémy Schwartz, Elle tenta de réfreiner son angoisse
  • Barthélémy Schwartz, Invective
  • Anne Van der Linden, Chiens mouillés – Les rats blancs – Nostalgie – Mère célibataire – Ménage– La tétéeCommander l’Échaudée via PayPal :
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9 €

 

Flip de Paris, de Stéphane Goarnisson (ActuaBD, 3 août 2017)

« Le Flip de Paris » de Jeff Goarnisson, retour aux sources

3 août 2017
(par Frédéric Hojlo, ActuaBD)
  • L’été est un bon moment pour se ressourcer… ou faire de belles découvertes. Les éditions Ab irato ont justement publié, l’an passé, un livre étonnant de Stéphane Goarnisson. Celui-ci sème dans « Le Flip de Paris », livre datant à l’origine de la fin des années 1980, des graines devenues aujourd’hui de vastes champs de la bande dessinée, associant autobiographie et humour décalé. Mais dans un langage unique.

Les expériences à l’origine de la bande dessinée alternative telle qu’elle s’est développée dans les années 1990 sous l’impulsion d’éditeurs comme L’Association ou feu Ego comme X sont multiples et parfois méconnues du grand public. Parmi ces tentatives éphémères mais aux échos encore perceptibles peut être rangée la revue Dorénavant. Celle-ci, qui connut huit numéros entre 1986 et 1989, fut fondée par Balthazar Kaplan et Barthélémy Schwartz, accompagnés ensuite par Romuald Hibert, Yves Dymen et Stéphane Goarnisson. Lire la suite « Flip de Paris, de Stéphane Goarnisson (ActuaBD, 3 août 2017) »

L’Échaudée n°6 est sortie !

Au sommaire :

  • Paul Mattick , Le dépérissement de l’Étatechaude-6-couv-250px
  • Chantal Montellier, Je suis Berglund
  • Collectif Archives autonomie, Fragments d’histoire de la gauche radicale
  • Barthélémy Schwartz, Benjamin Péret l’astre noir du surréalisme (bonnes
    feuilles)
  • Benjamin Péret, Pour que M. Thiers ne crève pas tout à fait / Vie de l’assassin Foch
    / On sonne
  • Eve Mairot, aquarelle
  • Alain Joubert, Le chant de la prairie
  • George Catlin, Les Indiens de la prairie
  • George Catlin, dessins, huiles
  • Charles Baudelaire, George Catlin, le cornac des sauvages
  • Reinaldo, sculpture
  • Alfredo Fernandes, Mes 12 prophéties
  • Ramon Gomez de la SERNAM, Fadaises – Devoir de vacances
  • Julien Bal, Enverssoi
  • Manuel Anceau, Lieuve
  • Cornelia Eichhorn, dessins
  • Jean-Luc Sahagian, Quand il eut passé le pont…
  • Vardhui Sahagian, dessins
  • Claude Guillon, Les petits métiers
  • Joël Gayraud, Visionnaires de Taïwan
  • Rachel Deville, La nature
  • Rachel Deville, Le grand Je
  • LL de Mars, Les éditeurs
  • Stéphane Goarnisson, Histoires en deux images
  • Yves Labbé, Pierre Leroux : la voix étroite d’un socialisme humanitaire et fraternel
  • Anne Van der Linden, dessins et huiles
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9 €

Barthélémy Schwartz, Benjamin Péret, l’astre noir du surréalisme (Libertalia)

Pour info, aux éditions Libertalia…

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Barthélémy Schwartz
Benjamin Péret, l’astre noir du surréalisme
Libertalia
350 pages – 18€
ISBN : 9782918059882

Ce volume comprend une anthologie
de poèmes et un cahier iconographique en couleur

En librairie depuis le 20 octobre 2016

* * *

« Qu’est-ce que le surréalisme ? C’est la beauté de Benjamin Péret écoutant prononcer les mots de famille, de religion et de patrie. » (André Breton)

De Dada au surréalisme, Benjamin Péret (1899-1959) est l’un des principaux acteurs des mouvements d’avant-garde qui ont secoué la poésie et l’art moderne au XXe siècle. C’est aussi l’un des moins connus du public. Peu de rééditions, de très rares monographies. Le sort s’est acharné contre ce grand poète dont le rôle et l’importance ont généralement été minimisés par les historiens du surréalisme.

Son engagement dans les mouvements révolutionnaires de son temps, notamment pendant la révolution espagnole aux côtés du POUM et des anarchistes, n’est peut-être pas étranger à cette occultation. Sur sa tombe, au cimetière des Batignolles, ses amis ont fait inscrire une épitaphe qui résume sa vie de révolté permanent : « Je ne mange pas de ce pain-là. »

Cette biographie (suivie d’une petite anthologie et d’un cahier iconographiques en couleur) replace la trajectoire de Benjamin Péret dans les enjeux utopiques du surréalisme, un mouvement qui voulait à la fois « transformer le monde » (Marx) et « changer la vie » (Rimbaud).

L’auteur
Barthélémy Schwartz est né à Paris en 1963. Coanimateur de la revue de bande dessinée Dorénavant (1986-1989), du collectif Ab irato (en 1992), puis de la revue de critique sociale Oiseau-tempête (1997-2006), il a publié Le Rêveur captif (L’Apocalypse en 2012).

Mots-clés
Altérité – amitié – amour – anthropophage – automatisme – Dada – Brésil – Colère – Communisme – conte – dèche – dissidence – Espagne – exil – expérience – expulsion – groupe – guerre – hasard – héritage – humour – inculpation – indien – insolence – Internationale – invectives – marge – marginalité – marxisme – maudit – Mexique – mythe – Poésie – Politique – populaire – prison – rage – rêve – révolte – révolution – rire – scandale – sommeil – subversion – surréalisme – Trotsky – utopie

 

logo-libertalia-okwww.editionslibertalia.com/

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Jeff Goarnisson – Le Flip de Paris

Jeff Goarnisson
couv-Flip-300px Le Flip de Paris

ISBN 978-2-911917-65-0
52 pages, 12 euros

 

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12 €


Genre
 : bande dessinée – poésie

Mots clés : Autobiographie – avant-garde – bande dessinée – bohème – humour – manifeste – Paris – poésie – spleen.

L’auteur
Stéphane Goarnisson
est un poète dessinateur, ses outils sont l’image et la poésie. Il est, avec Barthélémy Schwartz (1) et Balthazar Kapplan (2) un des principaux membres de la revue avant-gardiste de bande dessinée Dorénavant (1986-1989), dont l’importance est peu à peu reconnue aujourd’hui : cf. le consistant dossier publié en 2006 dans la revue l’Eprouvette n°2 (l’Association), et copieux dossier publié en 2016 sur Du9 (entretiens, réédition intégrale des numéros de la revue, témoignages, galerie…) :
http://www.du9.org/dossier/dorenavant-une-introduction/

L’album
Avec Flip de Paris, Stéphane Goarnisson propose une nouvelle écriture de bande dessinée, il annonce ses ambitions : devenir le Baudelaire de la bande dessinée et le Kirby de la littérature ! Il y a aussi beaucoup d’ironie et de distance dans son propos. L’album se lit d’une traite, c’est superbe, c’est drôle, fin et poétique… C’est une œuvre à la fois originale et un manifeste, une autobiographie poétique et avant-gardiste.

Genre
Bande dessinée autobiographique, tendance manifeste avant-gardiste et poétique.

A noter
Après Little Nemo, le rêveur absolu de Balthazar Kaplan (2014), les éditions Ab irato poursuivent leurs incursions non anodines en bande dessinée avec une nouvelle collection d’œuvres de création inaugurée par Flip de Paris.

Le Flip de Paris est le premier titre de notre collection « Abibulles ».

Du9 – Entretien avec Stéphane Goarnisson (sur Dorénavant et Flip de Paris)

Du9 : Pour en finir avec Dorénavant, entretien de Xavier Guilbert avec Balthazar Kaplan, Yves Dymen, Stéphane Goarnisson, eve Mairot et Barthélémy Schwartz
Du9 : Pour en finir avec Dorénavant, entretien de Xavier Guilbert avec Balthazar Kaplan, Yves Dymen, Stéphane Goarnisson, eve Mairot et Barthélémy Schwartz

Entretien dans Du9 de Xavier Guilbert avec Stéphane Goarnisson, Balthazar Kaplan, Eve Mairot et Barthélémy Schwartz autour de la revue Dorénavant, et Flip de Paris :
Pour en finir avec Dorénavant » (dossier consacré à Dorénavant dans Du9)

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Notes et Chroniques (mai 2015)

Sur Journal intime de Guy Cabanel et Jean Terrossian (Ab irato, 2015) :

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Guy Cabanel, Jean Terrossian, Journal intime, 1943-1953, Ab irato, 2015 

Le récit de rêve fut l’un des genres de prédilection des surréalistes. Guy Cabanel, né en 1926, ne déroge pas à cette prédilection en publiant ce Journal intime de jeunesse (1943-1953), qui annonce les activités surréalistes auxquelles il participera à partir de 1958.

Vingt textes, vingt poèmes narratifs qui, abordant tous les thèmes, toutes les situations oniriques, réservent des surprises telles que seul le sommeil peut en fournir. Campagne, mer, montagne, ville, mais surtout grottes, souterrains, couloirs mystérieux sont le théâtre d’événements que la vie éveillée ne pourrait ni provoquer ni supporter. Lire la suite « Notes et Chroniques (mai 2015) »

Guy Cabanel / Jean Terrossian – Journal intime

Guy Cabanel
Journal intime
avec des dessins de
Jean Terrossian

ISBN 978-2-911917-59-2
ISSN 2100-3246
72 pages, 12 euros

(+ 12€ de partage des frais d’envoi)

Genre : Poétique
Mots clés : rêve, étrangeté, altérité.
Auteurs : Guy Cabanel a participé dès 1958 aux activités du mouvement surréaliste avec son ami Robert Lagarde, qui illustre son premier ouvrage, À l’Animal Noir. Parmi ses dernières publications : Le Verbe flottant (Quadri, 2006), Soleils d’ombre sur des photographies de Jorge Camacho (Quadri, 2009), Dans la roue du paon (Les Hauts-Fonds, 2009), Hommage à l’Amiral Leblanc (Ab irato, 2009), l’Ivresse des tombes (Ab irato, 2011), Chants d’autres mémoires (éd. des deux corps, 2012), Les chemins qui zigzaguent (Sonambula, 2013).

Consulter la notice de Guy Cabanel sur Wikipedia .

Lire la suite « Guy Cabanel / Jean Terrossian – Journal intime »

Jacques Abeille – Brune esclave de la lenteur

Jacques Abeille,
Brune esclave de la lenteur
avec des illustrations de l’auteur
.
ISBN 978-2-911917-62-2
74 pages
12 €

(+ 2€ de partage des frais d’envoi)

Genre : Poésie
Mots clés : Altérité – barbare – écriture – étreinte – Lune – nuit – sauvagerie – sensualité – signe – trace.

L’auteur : Jacques Abeille est né à Lyon en 1942, il vit à Bordeaux depuis plus d’un demi-siècle. Il a commencé à participer aux activités surréalistes en 1964 et n’en a jamais démordu. Ses principaux romans – Les Jardins statuaires, Les Mers perdues, Les Barbares, La Barbarie – publiés aux éditions Attila constituent un cycle de contes fantaisistes. On trouve aux éditions des Vanneaux un ensemble de proses plus ou moins brisées (D’Ombre) accompagnées d’encres de Pauline A. Berneron.
Sous le pseudonyme de Léo Barthe, l’auteur a également commis quelques livres érotiques.

Sur Brune esclave de la lenteur
Cahier critique de poésie, par Jean-Pascal Dubost (novembre 2014)

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Jacques Abeille est réputé pour appartenir à la gent styliste des écrivains, pour apporter un soin délicat à la phrase qu’il extrait de son esprit et pose sur la page, et la plus crue des scènes romanesques devient un érotisme de syntaxe. Il est peintre aussi ; et ce livre est un va-et-vient entre l’objet peint (reproduit en une suite nommée « inscriptions lunaires ») et l’objet écrit ; se répétant « je peins », l’auteur transforme l’ensemble en une pensée sensuelle de la phrase célèbre d’Horace : ut pictura poesis. L’objet du désir de peindre, d’écrire, est une esclave, nue, offrant lascivement son corps à son futur maître, « tu cernes ma silhouette de craie / tu choisis pour maître / le plus modeste / j’abuserai dans la lenteur ». Une ardente relation s’établit alors, entre le sujet et l’objet, qui n’est pas sans rappeler celle qu’on perçoit dans le tableau Le Marché d’esclaves de Jean-Léon Gérome. Jacques Abeille appose à son phrasé un rythme patient, comme un maître qui examinerait attentivement sa future possession, jusqu’au plus profond de l’âme ; l’érotisme est lenteur. La phrase voile le corps de l’objet, les blancs typographiques dévoilent l’« offrande lumineuse ».
Lire la note de lecture sur le site des Cahiers critiques de poésie (CCP)

Lire la note de lecture des éditions de Nulle part (extrait : J’anticipais un souffle hors du commun dans la poésie de Jacques Abeille, fort de ces vents chauds qui m’avaient parcouru à la lecture du cycle des contrées et de ses romans érotiques. Brune esclave de la lenteur tient toutes ces promesses et d’autres encore. Versant poésie, j’y retrouve cette fois aussi un vocabulaire tendu d’essentiel, une plume habitée du corps, des images-forces).

  • Lire la note de lecture de La Pierre et le sel (extrait : Jacques Abeille vient de publier, aux éditions Ab irato, Brune esclave de la lenteur qui, par sa forme, relève plutôt du poème. Pourtant, malgré cette disposition typographique, l’impression domine à la lecture qu’il s’agit d’une prose, mais d’une prose dont on aurait gommé des passages, révélant ainsi des « blancs » : un texte troué en quelque sorte. Il resterait sur la page ces fragments disséminés, éclatés qui, en échappant ainsi au fil du discours propre à la prose, se révéleraient des détonateurs d’images à forte tonalité érotique).

Alain Joubert – Le passé du futur est toujours présent

Alain Joubert
Le Passé du futur
est toujours présent

ISBN 978-2-911917-59-2
72 pages, 12 eurospasse-futur

Genre : Poétique fiction

Mots clés : Attentats – cyclistes – enquête – horreur – humour – nudisme – Paris – poésie – suspens.

L’auteur : Alain Joubert est né à Paris en 1936, où il vit
toujours. Il a participé à l’aventure du groupe surréaliste dans les
années 1950 jusqu’à son autodissolution en 1969. Parmi ses principales
publications : Le Mouvement des surréalistes ou le Fin mot de
l’histoire (2001) et Une goutte d’éternité (2007), chez Maurice
Nadeau ; Huit mois avec sursis avec Marc Pierret, Georges Sebbag
et Paul Virilio (Dauphin, 1978), Treize à table (plus deux) illustré
par Jean Terrossian (L’Écart absolu, 1998), L’Effet Miroir avec Nicole
Espagnol et Roman Erben (Ab Irato, 2008), et plus récemment Robert
Lagarde, du geste à la parole (Éditions Des deux corps, 2013).

Les illustrations sont de Barthélémy Schwartz. Né à Paris en 1963, Il a publié Le Rêveur captif chez l’Apocalypse (octobre 2012).Découvrir son site web : https://barthelemybs.wordpress.com/

Le Passé du futur est toujours présent est le cinquième titre de notre collection « Abiratures » dédiée à l’approche poétique.

A écouter, une critique du livre dans l’émission Paludes 687 (Radio Campus Lille, (106,6 FM) :http://blog.paludes.fr/public/Radio10/Joubert-LePasseDuFutur-Critique.mp3

Extrait
La pratique du nu intégral est devenue monnaie courante chez les baigneuses, dès l’apparition du premier rayon de soleil. Ainsi, la piscine Deligny ressemble-t-elle maintenant davantage à un camp de nudistes qu’à un établissement de bains traditionnel. Mais la nouveauté du jour, c’est d’un homme qu’elle vient. Un grand gaillard aux muscles longs s’avance avec souplesse sur les planches du solarium, apparemment nu comme une table. Entre ses cuisses, on distingue très nettement une verge fort longue qui se balance doucement comme un palmier sous les vents chauds. Toutefois, si le regard prend la peine de s’attarder quelque peu sur cette partie de son anatomie, il constate alors avec intérêt que la mode de l’étui pénien vient de naître. À coup sûr, cette manière d’encapuchonner les attributs rencontrera un grand succès cet été.

Guy Cabanel / Barthélémy schwartz – L’Ivresse des tombes

Guy Cabanel, Barthélémy Schwartz
L’Ivresse des tombes

ISSN 2100-3246
ISBN 978-2-911917-57-8
51 pages, 10 euros

Genre : Poésie
Mots clés : mort, tombe, ivresse.
Auteurs : Guy Cabanel a participé dès 1958 aux activités du mouvement surréaliste avec son ami Robert Lagarde, qui illustre son premier ouvrage, À l’Animal Noir. Parmi ses dernières publications : Le Verbe flottant (Quadri, 2006), Soleils d’ombre sur des photographies de Jorge Camacho (Quadri, 2009), Dans la roue du paon (Les Hauts-Fonds, 2009), Hommage à l’Amiral Leblanc (Ab irato, 2009).

Consulter la notice de Guy Cabanel sur Wikipedia .


Barthélémy Schwartz est né à Paris en 1963. Ses photographies ont été publiées dans diverses revues, dont R de Réel, Nouvel Attila, le Bathyscaphe (Québec), Analogon (Prague), et récemment exposées à la Halle-Saint-Pierre, à Paris, en décembre 2011, lors de la Librairie éphémère. Il a publié Le Rêveur captif chez l’Apocalypse (octobre 2012).
Découvrir son site web : https://barthelemybs.wordpress.com/

Le livre : Recueil de poésie de Guy Cabanel répondant à huit photographies de Barthélémy Schwartz. C’est le deuxième titre de Guy Cabanel publié par les éditions Ab irato, après Hommage à l’Amiral Leblanc (2009)

Ils en parlent :
La Quinzaine littéraire n°1046, du 1-15 octobre 2011 :
http://laquinzaine.wordpress. com/2011/10/01/la-quinzaine-n% C2%B01046-du-1er-au-15- octobre-2011/
le site Poesibao

Georges-Henri Morin – Carnets oubliés d’un voyage dans le temps / Albanie 1987

Georges-Henri Morin
Carnets oubliés d’un voyage
dans le temps – Albanie 1987

ISSN 2100-3246
ISBN 978-2-911917-58-5
67 pages, 12 euros

( +2€ de partage des frais d’envoi)

Genre : Récit de voyage / journal littéraire

Mots clés : Albanie, leurre, photographie, poésie, récit, voyage, littérature

L’auteur : Georges-Henri Morin est né à Niort en 1950. Sa découverte du surréalisme en 1965 oriente nombre de ses rencontres et amitiés. Il participe au Bulletin de Liaison Surréaliste et à Surréalisme avec Vincent Bounoure, ainsi qu’au Cerceau aux côtés d’Alain Joubert et de Pierre Peuchmaurd, et depuis 2003 au bulletin Ça presse. Il a publié Le Cercle brisé (Payot, 1977), ainsi que plusieurs recueils et récits, Le Compte-fils (Urdla, 2003), …et les sept nains (Myrddin, 2005), Un pays énoncé (Myrddin, 2008).

Les photographies placées ici et là dans le texte ont été prises durant leur voyage par l’auteur et sa compagne Dominique Morin.

Carnets oubliés d’un voyage dans le temps est le cinquième titre de notre collection « Abiratures » dédiée à l’approche poétique.

Extrait
Sous le porche d’entrée se profile la silhouette d’un civil. après quelques instants d’hésitation,
il se précipite vers nous et nous apostrophe en espagnol. Notre embarras l’incite à s’exprimer
dans un anglais primaire, très accentué. Mathématicien, il affirme avoir découvert une méthode d’analyse des nombres qui permet de dresser un index raisonné de chacun d’eux et surtout de positionner le zéro à sa vraie place.
Très vite, au fil de ses explications bégayantes, il apparaît qu’il cherche un moyen de faire connaître
ses découvertes à l’étranger. Les trois sbires en uniforme se sont rapprochés. Après force approbations de la tête, ils sont pris
d’un fou-rire contagieux. La surveillance des hauts-lieux se relâche à moins que le mathématicien
soit, à ses dépens, le fou de l’endroit.

Anarlivres (janvier 2013)

Albanie
Georges-Henri Morin, Carnets oubliés d’un voyage dans le temps – Albanie 1987,
Ed. Ab irato, 2012. 72 p. 12€.

Couv-Albanie-300px« C’est à un périple hors norme que nous invitent Ab irato et Georges-Henri Morin avec ces Carnets oubliés d’un voyage dans le temps. Albanie, 1987 (67 p., 12 euros). Deux mois dans un monde étrange, replié sur lui-même, citadelle assiégée d’une dictature communiste à la sauce maoïste… Grisaille, paranoïa ambiante (du régime comme de la population), surveillance constante (tout concierge rend compte à la Sigurimi, la sinistre police politique), présence policière permanente, pénuries alimentaires, délabrement général, rues désertées, blockhaus sur la côte, photographies dans les musées gommées d’un responsable devenu traître, parias (anciens collaborateurs des Italiens pendant la guerre ou descendants de ceux-ci) sont au rendez-vous. Ainsi que la poésie et l’humour du narrateur qui nous gratifie de phrases superbes : “nous voyageons au pays des frontières innombrables”, “il est dommage qu’aucune vitrine ne célèbre cette fabrication du factice, l’unique réalisation effective du régime”, “après avoir été des fantômes, nous voici voyageurs surgissant d’un monde inconnu », “sachant, chacun adopte l’ignorance comme mode de connaissance”. »

Voir le site d’Anarlivres :
http://anarlivres.free.fr/

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Carnets oubliés d’un voyage dans le temps

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Carnets oubliés d’un voyage dans le temps de Georges-Henri Morin (Ab irato, 2012)

27 avril : venez découvrir l’Échaudée, une nouvelle revue de critique sociale, de poésie et d’utopie, à la librairie Le Flaneur des deux rives !

Vous avez aimé l’Oiseau-tempête ? Découvrez L’Échaudée.

Pot amical ouvert à tous !
le vendredi 27 avril 2012, à partir de 18h30
Librairie le Flâneur des deux rives, 60 rue Monsieur le Prince, 75006 Paris.

(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Echaudee-pot-Flaneur (pdf)
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en vous abonnant !)

Guy Cabanel – Hommage à l’Amiral Leblanc

Guy Cabanel
Hommage à l’Amiral Leblanc

ISSN 2100-3246
ISBN 978-2-911917-56-1
96 pages, 10 euros

cabanel

Sur l’auteur. – Guy Cabanel a participé dès 1958 aux activités du mouvement surréaliste avec son ami Robert Lagarde, qui illustre son premier ouvrage, À l’Animal Noir. Il a publié plusieurs recueils de poèmes dont Les Fêtes sévères (Fata Morgana, 1970), Les Boucles du Temps (Privat, 1974) ; et plus récemment, aux éditions Quadri à Bruxelles : Le Verbe flottant, illustré par Jacques Zimmermann et Soleil d’ombre, sur des photographies de Jorge Camacho (2009). Consulter sa notice sur Wikipedia

Thème : Littérature / Poésie
Genre : œuvre littéraires contemporaines
Dewey : 841.1 Recueils. Anthologies
Tags : Carroll, Forneret Fourré, Jarry, Lichtenberg, Snark, surréalisme, Tanguy

Extrait du dos de couverture
«
Le dernier né du chantier naval allait fendre les flots pour la première fois. L’Amiral parla au peuple :
– Ce nouveau bâtiment va grossir notre flotte. Notre puissance n’a pas de limite. Je vous félicite.
Il s’adressa ensuite au capitaine :
« Ce bateau où vous serez maître après moi, comment l’appelons-nous, commandant ?
– Amiral, je propose l’Espadon.
– Bon, va pour la Marie-Jeanne, à vous, peintre !
Ensuite, comme à l’accoutumée. il fit le point dans la chambre des cartes et constata l’immobilité parfaite des choses. »

(une carte maritime dessinée par l’auteur est jointe au livre, illustré par ailleurs par un choix de gravures des XVII et XVIIIe siècles et de cartes postales)

La collection « Abiratures » est dédiée à l’approche poétique, ce court moment d’élaboration qui se concrétise dans la poésie, quelle que soit la forme (rêve, texte, jeu, dessin, dialogue, etc.) qu’elle prend pour s’exprimer. Nous espérons  par là contribuer à ce que la poésie soit saisie dans son essence, car sans elle, la transformation  du monde, plus que jamais nécessaire, ne  sera jamais qu’un prélude à l’assèchement du  vivant (et réciproquement). A lire dans la même collection : L’Effet miroir de Nicole Espagnol, Roman Erben, Alain Joubert (Ab irato, 2008)

François-René Simon