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Par un mouvement de colère

Posts Tagged ‘Jacques Abeille

Blog Médiapart de Patrice Beray (29 février 2016)

Jacques Abeille, le semeur de regards

Patrice Beray

Poète, romancier, peintre, Jacques Abeille ne fait qu’une œuvre et elle est tout entière un appel à l’imagination créatrice. C’est de cela que nous entretiennent ses somptueuses Petites Proses plus ou moins brisées, prix Jean Arp 2015 de littérature francophone.

« Bien heureusement, il arrive à Jacques Abeille, au prosateur fort d’un lectorat de passionnés qu’il est devenu, de laisser paraître qu’il écrit des poèmes. Non que ses cycles romanesques, tôt entrepris si l’on songe aux Jardins statuaires (1982), son livre le plus connu, l’aient éloigné de quelque façon de l’imagination créatrice, c’est même tout le contraire.

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Written by barthelemybs

29 février 2016 at 14 h 56 min

Jacques Abeille – Brune esclave de la lenteur

Jacques Abeille
Brune esclave de la lenteur

ISBN 978-2-911917-62-2
74 pages, 12 eurosAbeille_Brunie-esclave

Genre : Poésie

Mots clés : Altérité – barbare – écriture – étreinte – Lune – nuit – sauvagerie – sensualité – signe – trace.

L’auteur : Jacques Abeille est né à Lyon en 1942, il vit à
Bordeaux depuis plus d’un demi-siècle. Il a commencé à participer aux
activités surréalistes en 1964 et n’en a jamais démordu.
Ses principaux romans – Les Jardins statuaires, Les Mers
perdues, Les Barbares, La Barbarie – publiés aux éditions Attila
constituent un cycle de contes fantaisistes. On trouve aux éditions des
Vanneaux un ensemble de proses plus ou moins brisées (D’Ombre)
accompagnées d’encres de Pauline A. Berneron.
Sous le pseudonyme de Léo Barthe, l’auteur a également commis
quelques livres érotiques.

Les illustrations sont de l’auteur.

Brune esclave de la lenteur est le sixième titre
de notre collection « Abiratures » dédiée à l’approche poétique.

Extrait
perdue sur le marché des forces humaines

éparse parmi la foule vorace
et ternie d’acides raclées de neige
déchirée aux mille cris de la tourbe
tombe levée en proie aux limons
tu te laisserais inhumer
dans les cendres de tout désir
venue de quels déserts
captive de quels nomades
brûlée de cordes
sauvageonne assagie dans ses entraves
on pose sur tes reins
ton pesant de sesterces
les cérémonies barbares attendent leur histoirel’aube égoutte ses blancheurs
sur des plis de pivoine
promesse de plaisir nu
commencent tes légendes
tes évasionsles fesses du ciel
façonnent autour de toi
les noirs festons de la passion
tu cernes ma silhouette de craie
tu choisis pour maître
le plus modeste
j’abuserai dans la lenteur

Written by barthelemybs

7 juillet 2014 at 17 h 11 min

Jacques Abeille sur Radio Paludes pour « Brune esclave de la lenteur » (mp3)

Note de lecture de Brune esclave de la lenteur de Jacques Abeille, sur radio Paludes :Abeille-Brune-Esclave-90px
http://blog.paludes.fr/public/Radio2014/K26-Abeille-Critique.mp3

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5 juillet 2014 at 15 h 00 min

Ab irato et La voie des Indés, l’autre rentrée littéraire (octobre-décembre 2014)

Les éditions Ab irato participent pour la deuxième année à La voie des indés : 60 librairies, 100 voieInde-2014bibliothèques, 200 blogueurs explorent plus de 250 nouveautés de l’édition indépendante francophone !

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5 juillet 2014 at 11 h 58 min

Cahier critique de poésie (novembre 2014)

Jacques Abeille
Brune esclave de la lenteur
Ab irato

Jacques Abeille, Brune esclave de la lenteur

Jacques Abeille est réputé pour appartenir à la gent styliste des écrivains, Abeille-Brune-Esclave-90pxpour apporter un soin délicat à la phrase qu’il extrait de son esprit et pose sur la page, et la plus crue des scènes romanesques devient un érotisme de syntaxe. Il est peintre aussi ; et ce livre est un va-et-vient entre l’objet peint (reproduit en une suite nommée « inscriptions lunaires ») et l’objet écrit ; se répétant « je peins », l’auteur transforme l’ensemble en une pensée sensuelle de la phrase célèbre d’Horace : ut pictura poesis. L’objet du désir de peindre, d’écrire, est une esclave, nue, offrant lascivement son corps à son futur maître, « tu cernes ma silhouette de craie / tu choisis pour maître / le plus modeste / j’abuserai dans la lenteur ». Une ardente relation s’établit alors, entre le sujet et l’objet, qui n’est pas sans rappeler celle qu’on perçoit dans le tableau Le Marché d’esclaves de Jean-Léon Gérome. Jacques Abeille appose à son phrasé un rythme patient, comme un maître qui examinerait attentivement sa future possession, jusqu’au plus profond de l’âme ; l’érotisme est lenteur. La phrase voile le corps de l’objet, les blancs typographiques dévoilent l’« offrande lumineuse ».

par Jean-Pascal Dubost

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5 juillet 2014 at 9 h 43 min

Brune esclave de la lenteur, J. Abeille (juillet 2014)

Note de lecture de Jean Mertens, publiée sur le site des éditons de Nulle part

Abeille-Brune-Esclave-90pxJ’anticipais un souffle hors du commun dans la poésie de Jacques Abeille, fort de ces vents chauds qui m’avaient parcouru à la lecture du cycle des contrées et de ses romans érotiques. Brune esclave de la lenteur tient toutes ces promesses et d’autres encore. Versant poésie, j’y retrouve cette fois aussi un vocabulaire tendu d’essentiel, une plume habitée du corps, des images-forces.

Du mufle palpitant à la flamme d’un écho obscur, en passant par les fesses du ciel, de chaque page sourd une poésie féminine et douce, tendresse de plume alignée en autant d’hommages à l’innommée. Et cette lenteur que le titre annonce se fait tout à la fois habitat et passion. Lire le reste de cette entrée »

Written by barthelemybs

4 juillet 2014 at 12 h 00 min

Jacques Abeille à la Machine à lire, à Bordeaux (11 avril 2014)

Jacques Abeille et l’équipe d’Ab irato à la Machine à lire, à Bordeaux (11 avril 2014)Abeille-Brune-Esclave-90px

http://www.lamachinealire.com/editer-la-poesie-aujourdhui/

Written by barthelemybs

20 mars 2014 at 15 h 04 min

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