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Par un mouvement de colère

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27 avril : venez découvrir l’Échaudée, une nouvelle revue de critique sociale, de poésie et d’utopie, à la librairie Le Flaneur des deux rives !

Vous avez aimé l’Oiseau-tempête ? Découvrez L’Échaudée.

Pot amical ouvert à tous !
le vendredi 27 avril 2012, à partir de 18h30
Librairie le Flâneur des deux rives, 60 rue Monsieur le Prince, 75006 Paris.

(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Echaudee-pot-Flaneur (pdf)
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2007 – De Godzilla aux classes dangereuses

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Alfredo Fernandes, Claude Guillon
Charles Reeve, Barthélémy Schwartz

De Godzilla aux classes dangereuses

ISBN : 978-2-911917-52-3
96 pages, 8 euros

2007-Godzilla-ok

A propos du livre. – Le spectacle du sécuritaire s’adresse en priorité aux  » citoyens « , cette construction sociale abstraite qui donne l’illusion aux « gens  » qu’ils ne sont plus exploités comme salariés mais respectés comme individus. La peur est d’abord orchestrée à leur usage. Profondément ressentie par l’ensemble des citoyens, ce qu’on pourrait appeler le  » syndrome de Godzilla  » (en référence à ce film hollywoodien d’avant les attentats du 11 Septembre où un monstre ravageait New York), structure la vie sociale au son des sirènes hurlantes et des bruits policiers (la peur de l’Autre, du Barbare, du Fou, du Terroriste).

Tous contre Godzilla ! tel est le mot d’ordre pour rappeler à chaque instant aux citoyens angoissés la direction de la vie normée. En revanche, la peur du  » sans-abrisme « , de la précarité, de la vie atrophiée par la perte du travail ou du logement, est à chaque fois rendue invisible par la peur citoyenne dans laquelle elle est amalgamée. L’ordre policier semble le bon remède, mais un remède qui ne permet que de vivre avec la peur. Pourtant, à chaque fois que des luttes collectives esquissent des perspectives de rupture sociale et dépassent un certain seuil de  » dangerosité « , le syndrome de Godzilla recule, la peur s’inverse. Une nouvelle force sociale apparaît, autrement plus intimidante: c’est désormais le  » syndrome des classes dangereuses  » qui bouscule le paysage social et l’imaginaire des classes dirigeantes. La peur ne terrorise plus les quartiers périphériques, niais les beaux quartiers et les centres de décision: sus aux classes dangereuses ! tel est le nouveau mot d’ordre.

Tags : autoritarisme – capitalisme – équité – catastrophe – idéologie – contrôle – Etat – crise – exploitation – police – spectacle

Les textes réunis dans ce livre (sauf un inédit) ont été publiés dans la revue de critique sociale Oiseau-tempête entre 1998 et 2005.

Certains textes de ce livres sont accessibles en ligne :

2004 – Maíra, « Brésil la mémoire perturbée – Les marques de l’esclavage »

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Maíra
Brésil, la mémoire perturbée, les marques de l’esclavage

ISBN : 978-2-911917-49-3
76 pages, 8 euros

2004-Bresil

Sur l’auteur. – Au début du XVIe siècle, pirates dieppois et marins normands, avaient pris l’habitude de débarquer sur les rivages du Brésil de jeunes Français. Ces maïrs ou maíra devaient leur servir d’interprètes pour leurs prochaines escales. Quelques siècles plus tard, naissent autour de capoeiristas français une association et un fanzine brasilianiste, Maíra, aux positions rouge-noir, nettement anticapitalistes et internationalistes. Ces textes sont inspirés des cinq numéros que la revue a consacrés à l’esclavage. Les textes réunis dans ce volume ont été inspirées des cinq numéros que Maíra a consacré à l’esclavage, à l’occasion du cent cinquantième anniversaire de son abolition dans les territoires français.

Thème : Esclavage : Brésil : histoire : conditions sociales : affranchis brésiliens
Dewey : 841.1 Recueil. Anthologies
Tags : anthropologie historique, anthropologie sociale, ethnie, identité collective, négritude, esclavage

A propos du livre. – L’esclavagisme a innervé bien des facettes de la société brésilienne. Comme l’a écrit Manolo Garcia Florentino, « il a fondé la civilisation brésilienne et a rendu possible un projet excluant où l’objectif des élites est de maintenir la différence avec le reste de la population ». Contrairement à ce que de nombreux intellectuels ont tenté de faire croire, les esclaves émancipés ne se sont pas agglutinés dans les favelas parce qu’ils auraient été incapables d’intégrer le marché libre du travail. C’est parce qu’ils étaient combatifs et enclins à négocier avec les maîtres d’antan qu’ils ont été écartés, souvent au profit des immigrants.

Aujourd’hui, les 46 % de Brésiliens descendant d’esclaves occupent toujours les strates inférieures de la société. Pour les prolétaires noirs, la couleur demeure un fardeau supplémentaire. L’esclavagisme au Brésil transcende le domaine réservé aux seuls brasilianistes. Son histoire intéresse les nombreuses régions que ce mode de production a marquées : les États Unis, les Antilles, l’océan Indien… sans oublier l’Afrique. Elle concerne aussi le reste de l’humanité. L’esclavage est consubstantiel à l’essor du capitalisme moderne.

Written by barthelemybs

10 décembre 2004 at 12 h 28 min

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