Ab irato éditions

Par un mouvement de colère

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L’Echaudée n°9 – En librairie le 12 décembre 2019

L’Échaudée
Contre culture – Critique sociale – utopie

Automne-hiver 2019 – 9 euros – Abonnement pour trois n° : 32 euros.

Par ces temps de naufrage prévu, organisé, où mafieux et dépeceurs se frottent les mains, lors même qu’on décapite (comme toujours) à qui mieux mieux les gardiens de phare, l’Échaudée est ce canot où morts et vivants rament de concert, souquent et halètent – pirates de haute moralité bien sûr, révoltés qui ne se résignent pas, ou simples amoureux des vagues hautes et belles, brodant d’écume vivante leur séjour ici-bas.

L’Échaudée s’intéresse dans ce numéro :

Aux révoltes intenses et communicatives qui emplissent les rues

  • Les mots jaunes : Petit abécédaire désordonné en l’honneur des Gilets jaunes (par Jean-Luc Sahagian),
  • Deuil, exil et mélancolie – Note de lecture sur le livre Dédicaces. Un exil libertaire espagnol 1939-1945, Freddy Gomez (par Américo Nunes),
  • Ricardo Flores Magón, le rêveur éveillé – Note de lecture sur Ricardo Flores Magón, un itinéraire libertaire dans les révolutions du Mexique, un livre d’Américo Nunes (par Freddy Gomez),
  • La mort poursuivant le troupeau des humains (par James Ensor),
  • L’époque en question : Le fascisme qui vient ? (par Amaredine Mudejar),
  • Peter Rambauseck et l’histoire de la gauche radicale en Allemagne des années 1960-2010 (par Les Ami-e-s de la société sans classe).

A la grande bibliothèque des maudits écrits :

  • Dernières nouvelles de l’aliénation : Et si on était trop jeune pour vivre vieux ? (par Joel Gayraud),
  • Comment devenir surréaliste en attrapant le désir par la queue (Alain Joubert) ;
  • Douze poèmes pour s’inscrire dans le paysage (p.51) ;
  • Grotte à os, qu’allait-elle faire dans ces profondeurs ? (p.58) ;
  • Des petits métiers et des grands gestes : ne trouver rien à redire au retourneur de compliment (p.66).

Au cabinet des curiosités imagées :

  • Qu’y a-t-il derrière la porte, où mène cette tombe par-delà la palissade ? (Christel Bertet) ;
  • Assis près d’un arbre, quel étrange rendez-vous (Eve Mairot) ;
  • Comix, bulles et baptême de l’air (Barthélémy Schwartz) ;
  • Jamais rien de plus ni de moins qu’arracher des mains (LL de Mars) ;
  • Les grandes inventions (Père Ubu).

Voir un aperçu du numéro (extraits) :
https://issuu.com/abiratoeditions/docs/l-echaude-9_issuu-compressed

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Publico – jeudi 20/06 – Présentation du livre d’Américo Nunes sur Ricardo Flores Magón, et projection de la « Fragile Armada » sur le mouvement zapatiste (2002)

Librairie Publico – Jeudi 20 juin 2019 à 19h30 :
Présentation du livre d’Américo Nunes « Ricardo Flores Magón, une utopie libertaire dans les Révolutions du Mexique » suivi de la projection du film la « Fragile Armada » de Joani Hocquenghem & JC Kebadian sur le mouvement Zapatiste (2002).
En présence d’Américo Nunes, Jean-Claude Kebadian et Claire Auzias.
Où ? 145 rue Amelot (Paris 11e).

« Ricardo Flores Magón, le rêveur en éveil » (A Contretemps, 13 juin 2019)

« Ce livre, nous prévient d’entrée Américo Nunes, n’est pas une « biographie historique » de Ricardo Flores Magón (1873-1922), mais un « essai politique » sur un acteur emblématique d’un moment inaugural « proprement communiste » qui, de 1900 à 1912 et traversant diverses phases, travailla, sur le front d’un peuple du Mexique fait de divers peuples, à réaliser, dans l’imaginaire et dans la pratique, la « confluence entre révolution paysanne et révolution ouvrière ». Et c’est bien de cela dont il s’agit : une impressionnante plongée historico-critique dans l’imaginaire politique et sensible d’un des personnages les plus profonds et les plus ignorés d’une époque où, en terre mexicaine, la guerre des pauvres accoucha de géants.

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Une histoire faite de plusieurs histoires

Fin connaisseur de cette histoire du Mexique insurgé, l’auteur avait, dans un précédent ouvrage [Les Révolutions du Mexique, Ab irato, 2009], brillamment défendu la thèse que ladite révolution mexicaine n’était saisissable que dans sa multiplicité, dans cette constellation d’imbrications des origines qui, sur le temps long et dans un espace historique, géographique et sensible donné, favorisa ou empêcha la convergence de poussées émancipatrices, complémentaires ou contradictoires selon les cas. La grande originalité de son approche, notions-nous alors, pouvait se résumer à deux points : d’une part, la perspective qu’il adoptait, celle des vaincus, si chère à Walter Benjamin ; d’autre part, une lecture du temps et de l’espace de ces « révolutions » mexicaines désencombrée de toute simplification abusive et postulant, plus largement, la pluralité et la complexité des phénomènes révolutionnaires. C’est ainsi que l’auteur affirmait, en marxien conséquent, que ces phénomènes avaient mis en branle des groupes sociaux très différents et porteurs d’intérêts radicalement antagonistes. Au fil du temps, ces groupes conjuguèrent leurs efforts – contre Porfirio Díaz (1830-1915), d’abord, puis contre Victoriano Huerta (1850-1916) – avant de s’affronter au très contrasté mouvement révolutionnaire mexicain dans une guerre civile interne s’achevant, le 1er mai 1917, par la victoire – provisoire – de Venustiano Carranza (1859-1920). Cette approche d’Américo Nunes, qu’il assumait au passage comme gramscienne, avait pour principal mérite de dépasser les clivages interprétatifs traditionnels. Cette révolution, nous disait-il, fut surtout paradoxale, tout à la fois libérale et socialiste, populaire et petite-bourgeoise, agraire et urbaine, restauratrice et moderniste. Elle libéra des forces authentiquement révolutionnaires – zapatistes, villistes, magonistes – qui, elles-mêmes, furent incapables de surmonter leurs propres différences sociales entre paysans-prolétaires, ouvriers de métier et prolétaires industriels. Au terme d’une lutte acharnée, concluait Américo Nunes, anarchiste de cœur pour le coup, la révolution, devenue « une », se militarisa, s’étatisa, mettant un terme, de manière violente, au processus révolutionnaire. En face restèrent les vaincus, ceux qui avaient rêvé de terre et de liberté, avec Emiliano Zapata et Ricardo Flores Magón, ces vaincus dont l’histoire, faite toujours de plusieurs histoires, est infiniment susceptible de « venir trouer la trame linéaire du Temps ». Car, comme l’écrivit Gustav Landauer, « lorsqu’une révolution éclate à nouveau, elle se souvient généralement de tous ses ancêtres » (La Révolution, 1907) qu’elle convoque, sans même le savoir le plus souvent, au nouveau banquet de l’histoire. […]  »

Lire l’article complet sur le site A Contretemps

Freddy Gomez
A Contretemps

Radio libertaire – Ricardo Flores Magón

RDV Radio libertaire (Chroniques rebelles), samedi 8 juin à 13h30 (89.4 Mhz), avec Américo Nunes pour son livre Ricardo Flores Magón une utopie libertaire dans les Révolution du Mexiquehttp://bit.ly/2HUQAmD

C’était hier

C’était hier : présentation de “Ricardo Flores Magón, une utopie libertaire dans les révolutions du Mexique” d’Américo Nunes – avec l’auteur, Claire Auzias et les éditeurs au café de la mairie (75003 Paris).

http://bit.ly/2X2Z6VS

19h – JEUDI 23 MAI 2019 – Présentation du livre « Ricardo Flores Magón, une utopie libertaire dans les révolutions du Mexique » d’Américo Nunes – avec Claire Auzias, Américo Nunes et les éditeurs

19h – JEUDI 23 MAI 2019 – Présentation du livre « Ricardo Flores Magón, une utopie libertaire dans les révolutions du Mexique » d’Américo Nunes – avec Claire Auzias, Américo Nunes et les éditeurs – Où : Café de la mairie, 51 rue de Bretagne, 75003 Paris :

L’Échaudée n°7 est sortie ! (janvier 2018)

L’Échaudée n°7 est sortie

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9 €

Au sommaire du numéro :

  • Manuel Anceau, Le silo
  • Julien Bal, Grévinages)
  • Cornelia Eichhorn, Les enchaînés –La courbe – La marée – L’échine I & II
  • Alfredo Fernandes, Le scintillement du vide
  • Alfredo Fernandes, Emídio Santana, un portraiten noir et rouge
  • Judith Forest, William Henne & Xavier Löwenthal, Qui es-tu Judith Forest ?
  • Joël Gayraud, Le Gazouillis des éléphants
  • Jérôme LeGlatin, Fragments, bande dessinée [1-71]
  • Eugenio Granell, Huile et dessins
  • Claude Guillon, Les petits métiers
  • Yves Noël Labbé, Vous l’appelez comment, déjà ?
    Nadaud ? C’est bien ça, Martin Nadaud
  • Eve Mairot, Michel, 05 août 2017
  • LL de Mars, Les éditeurs II
  • Chantal Montellier, « Ainsi, comme vous pouvez le constater… »
  • Amaredine Mudejar, La rage du présent
  • Americo Nunes, In memoriam Carlos da Fonseca
  • Pyon, L’Attrapeur
  • Pyon, dessins
  • Charles Reeve, Eugenio Granell, l’homme qui aurait voulu être indien
  • Nadine et Thierry Ribault, Entretien sur Fukushima
  • Nadine et Thierry Ribault, Ci-gît l’État ? (bonnes feuilles)
  • Nadine et Thierry Ribault, Arnaud Michon, La France n’est pas inquiète
  • Emídio Santana, Vergalho s’est échappé
  • Barthélémy Schwartz, Elle tenta de réfreiner son angoisse
  • Barthélémy Schwartz, Invective
  • Anne Van der Linden, Chiens mouillés – Les rats blancs – Nostalgie – Mère célibataire – Ménage– La tétéeCommander l’Échaudée via PayPal :
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