Alain Joubert – L’Autre côté des nuages

Alain Joubert,
L’Autre côté des nuages
avec des dessins de Georges-Henri Morin
Ab irato, 2020,
ISBN 978-2-911917-75-2
16 € / 126 pages
(+ 2€ de partage des frais d’envoi)

Alain Joubert – a découvert le surréalisme en 1952 et a participé dès lors à toutes les activités surréalistes jusqu’à l’autodissolution du groupe en 1969. Il avait été frappé au sein du groupe du fait que les jeunes surréalistes se croyaient tenus de brandir un ou deux poèmes pour tout viatique. Pour pallier à une véritable inflation poétique, il décidait de ne pas montrer au groupe ses poèmes. L’essentiel de son activité consistant dès lors en réflexions théorique et politique, courts pamphlets, essais portant sur la nature du théâtre et du cinéma ; mais pas de poèmes… L’Autre côté des nuages réunit pour la première fois l’ensemble de son œuvre poétique, inédite pour l’essentiel.

EXTRAITS
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L’Echaudée n°9 – En librairie le 12 décembre 2019

L’Échaudée
Contre culture – Critique sociale – utopie

Automne-hiver 2019 – 9 euros – Abonnement pour trois n° : 32 euros.

Par ces temps de naufrage prévu, organisé, où mafieux et dépeceurs se frottent les mains, lors même qu’on décapite (comme toujours) à qui mieux mieux les gardiens de phare, l’Échaudée est ce canot où morts et vivants rament de concert, souquent et halètent – pirates de haute moralité bien sûr, révoltés qui ne se résignent pas, ou simples amoureux des vagues hautes et belles, brodant d’écume vivante leur séjour ici-bas.

L’Échaudée s’intéresse dans ce numéro :

Aux révoltes intenses et communicatives qui emplissent les rues

  • Les mots jaunes : Petit abécédaire désordonné en l’honneur des Gilets jaunes (par Jean-Luc Sahagian),
  • Deuil, exil et mélancolie – Note de lecture sur le livre Dédicaces. Un exil libertaire espagnol 1939-1945, Freddy Gomez (par Américo Nunes),
  • Ricardo Flores Magón, le rêveur éveillé – Note de lecture sur Ricardo Flores Magón, un itinéraire libertaire dans les révolutions du Mexique, un livre d’Américo Nunes (par Freddy Gomez),
  • La mort poursuivant le troupeau des humains (par James Ensor),
  • L’époque en question : Le fascisme qui vient ? (par Amaredine Mudejar),
  • Peter Rambauseck et l’histoire de la gauche radicale en Allemagne des années 1960-2010 (par Les Ami-e-s de la société sans classe).

A la grande bibliothèque des maudits écrits :

  • Dernières nouvelles de l’aliénation : Et si on était trop jeune pour vivre vieux ? (par Joel Gayraud),
  • Comment devenir surréaliste en attrapant le désir par la queue (Alain Joubert) ;
  • Douze poèmes pour s’inscrire dans le paysage (p.51) ;
  • Grotte à os, qu’allait-elle faire dans ces profondeurs ? (p.58) ;
  • Des petits métiers et des grands gestes : ne trouver rien à redire au retourneur de compliment (p.66).

Au cabinet des curiosités imagées :

  • Qu’y a-t-il derrière la porte, où mène cette tombe par-delà la palissade ? (Christel Bertet) ;
  • Assis près d’un arbre, quel étrange rendez-vous (Eve Mairot) ;
  • Comix, bulles et baptême de l’air (Barthélémy Schwartz) ;
  • Jamais rien de plus ni de moins qu’arracher des mains (LL de Mars) ;
  • Les grandes inventions (Père Ubu).

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« Livaine » de Manuel Anceau dans En attendant Nadeau (n°58 – 20 juin au 3 juillet 2018)

L’art contemporain contre la beauté

De nos jours, beauté et laideur constituent-elles un enjeu politique ? C’est autour de cette question fondamentale qu’Annie Le Brun va développer l’argumentation de son livre, Ce qui n’a pas de prix. Mais d’ailleurs, qu’est-ce qu’un « enjeu politique » en ces temps où tout est livré à la financiarisation absolue, jusques et y compris tout « ce dont il paraissait impossible d’extraire de la valeur », je veux dire de la valeur excessive, abusive, artificielle, celle qui s’appuie sur la perversion de ce marché, spécialement forgé pour la circonstance.

Autour des livres :
Annie Le Brun, Ce qui n’a pas de prix. Essai critique. Stock, 173 p., 17 €
Manuel Anceau, Livaine. Contes. Ab Irato, 128 p., 16 €

Extrait :

On s’accorde généralement à reconnaître que certains écrivains de la fin du siècle dernier – allons, allons, ce n’est pas si loin ! – ont apporté à la langue française quelques œuvres qui enrichirent la prose dont ils se servaient de fulgurances poétiques plutôt rares chez leurs contemporains. Citons parmi eux Julien Gracq, André Pieyre de Mandiargues ou André Hardellet, à qui André Breton pourra écrire un jour : «Vous abordez là, en conquérant, les seules terres vraiment lointaines qui m’intéressent et la reconnaissance que vous y poussez offre un nouveau ressort à tout ce que je me connais comme raisons de vivre ». Or, il se trouve que la beauté poétique, que l’on opposera à la beauté esthétique marchande plus haut dénoncée, c’est principalement chez deux auteurs très actuels qu’on la trouve, tous deux issus de la mouvance surréaliste, comme par hasard ; il s’agit d’une part de Jacques Abeille, dont les éditions Folio viennent de rééditer deux de ses fabuleux romans du cycle des contrées, Abeille dont j’ai déjà eu la chance de pouvoir parler jadis dans la défunte Quinzaine littéraire ; et d’autre part de Manuel Anceau, jeune auteur dont je souhaite vivement que la singularité qui est la sienne, et la puissance naturellement poétique de ses écrits, le placent au premier rang de ceux qui aujourd’hui comptent ! S’il avait déjà publié, il y a quelques années, deux courts volumes, je considère que l’apparition actuelle de son recueil de contes Livaine, aux éditions Ab Irato, constitue un véritable événement qu’il faut saluer sans mesure, la beauté qui s’en dégage servant d’antidote à la laideur ambiante ! Poursuivre la lecture de « « Livaine » de Manuel Anceau dans En attendant Nadeau (n°58 – 20 juin au 3 juillet 2018) »

L’Échaudée n°6 est sortie !

Au sommaire :

  • Paul Mattick , Le dépérissement de l’Étatechaude-6-couv-250px
  • Chantal Montellier, Je suis Berglund
  • Collectif Archives autonomie, Fragments d’histoire de la gauche radicale
  • Barthélémy Schwartz, Benjamin Péret l’astre noir du surréalisme (bonnes
    feuilles)
  • Benjamin Péret, Pour que M. Thiers ne crève pas tout à fait / Vie de l’assassin Foch
    / On sonne
  • Eve Mairot, aquarelle
  • Alain Joubert, Le chant de la prairie
  • George Catlin, Les Indiens de la prairie
  • George Catlin, dessins, huiles
  • Charles Baudelaire, George Catlin, le cornac des sauvages
  • Reinaldo, sculpture
  • Alfredo Fernandes, Mes 12 prophéties
  • Ramon Gomez de la SERNAM, Fadaises – Devoir de vacances
  • Julien Bal, Enverssoi
  • Manuel Anceau, Lieuve
  • Cornelia Eichhorn, dessins
  • Jean-Luc Sahagian, Quand il eut passé le pont…
  • Vardhui Sahagian, dessins
  • Claude Guillon, Les petits métiers
  • Joël Gayraud, Visionnaires de Taïwan
  • Rachel Deville, La nature
  • Rachel Deville, Le grand Je
  • LL de Mars, Les éditeurs
  • Stéphane Goarnisson, Histoires en deux images
  • Yves Labbé, Pierre Leroux : la voix étroite d’un socialisme humanitaire et fraternel
  • Anne Van der Linden, dessins et huiles
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9 €

Alain Joubert – Le passé du futur est toujours présent

Alain Joubert
Le Passé du futur
est toujours présent

ISBN 978-2-911917-59-2
72 pages, 12 eurospasse-futur

Genre : Poétique fiction

Mots clés : Attentats – cyclistes – enquête – horreur – humour – nudisme – Paris – poésie – suspens.

L’auteur : Alain Joubert est né à Paris en 1936, où il vit
toujours. Il a participé à l’aventure du groupe surréaliste dans les
années 1950 jusqu’à son autodissolution en 1969. Parmi ses principales
publications : Le Mouvement des surréalistes ou le Fin mot de
l’histoire (2001) et Une goutte d’éternité (2007), chez Maurice
Nadeau ; Huit mois avec sursis avec Marc Pierret, Georges Sebbag
et Paul Virilio (Dauphin, 1978), Treize à table (plus deux) illustré
par Jean Terrossian (L’Écart absolu, 1998), L’Effet Miroir avec Nicole
Espagnol et Roman Erben (Ab Irato, 2008), et plus récemment Robert
Lagarde, du geste à la parole (Éditions Des deux corps, 2013).

Les illustrations sont de Barthélémy Schwartz. Né à Paris en 1963, Il a publié Le Rêveur captif chez l’Apocalypse (octobre 2012).Découvrir son site web : https://barthelemybs.wordpress.com/

Le Passé du futur est toujours présent est le cinquième titre de notre collection « Abiratures » dédiée à l’approche poétique.

A écouter, une critique du livre dans l’émission Paludes 687 (Radio Campus Lille, (106,6 FM) :http://blog.paludes.fr/public/Radio10/Joubert-LePasseDuFutur-Critique.mp3

Extrait
La pratique du nu intégral est devenue monnaie courante chez les baigneuses, dès l’apparition du premier rayon de soleil. Ainsi, la piscine Deligny ressemble-t-elle maintenant davantage à un camp de nudistes qu’à un établissement de bains traditionnel. Mais la nouveauté du jour, c’est d’un homme qu’elle vient. Un grand gaillard aux muscles longs s’avance avec souplesse sur les planches du solarium, apparemment nu comme une table. Entre ses cuisses, on distingue très nettement une verge fort longue qui se balance doucement comme un palmier sous les vents chauds. Toutefois, si le regard prend la peine de s’attarder quelque peu sur cette partie de son anatomie, il constate alors avec intérêt que la mode de l’étui pénien vient de naître. À coup sûr, cette manière d’encapuchonner les attributs rencontrera un grand succès cet été.

Alain Joubert lit des extraits du « Passé du futur est toujours présent (Ab irato, 2013).

Ab irato était l’invité de la Soirée de la Petite édition le vendredi 13 passe-futur-50pxdécembre 2013, à la librairie MK2 quai de Loire (Paris). Quelques vidéos des interventions ont été faite par l’équipe de Libfly et du MK2. Ici, Alain Joubert lit quelques extraits de son « Passé du futur est toujours présent« ) (avec des photographies et dessins de Barthélémy Schwartz).