Ab irato éditions

Par un mouvement de colère

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Le Matricule des anges n°86 (2007)

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Un couteau entre les dents


Réédition en français d’un des grands poètes portugais du XXe siècle, entre ombre et clarté, dans une communion désespérée avec l’humain.

Il est des écrits de larme et de sang nés d’un coeur tordu comme un linge que l’on essore, des poèmes qui ont oublié d’être ciselés, de se rendre présentables, arrivent froissés par les poings fermés on les rencontre parfois sans les chercher au détour d’une nuit blanche, celle qu’emprunte leur regard halluciné, qui sait lire, sur le monde superposé, la vision de notre condition. Ces poèmes se promènent Un couteau entre les dents, telle l’image du bolchevik de la propagande, et ça leur plaît. Non pas tant d’être affiliés par leur auteur à quelque parti politique obédience de circonstance et référence caustique , mais de nous parler de ces peurs cachées, de nous dire sans frémir : « Le plus beau spectacle d’horreur, c’est nous. Ce visage avec lequel nous aimons, avec lequel nous mourrons n’est pas le nôtre ; ni ces cicatrices au matin toujours fraîches, ni ces paroles qui vieillissent dans le court espace d’un jour. (…) Nous cherchons l’issue la vraie, la seule et nous nous cognons la tête contre les murs. A ce jeu, il y a ceux qui gagnent la colère, et ceux qui perdent l’amour.« 

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28 juillet 2007 at 12 h 36 min

A Contre temps, bulletin de critique bibliographique (n°29, 2008)

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La parole incandescente


FORTE, António José – UN COUTEAU ENTRE LES DENTS

Il disait : « La révolution est un moment, le révolutionnaire tous les moments. Il est évident que ce révolutionnaire ne peut être que le poète. Parce que le poète, étant un visionnaire, est aussi une vision : tous peuvent voir à travers lui. Voir avec un regard critique, voir librement — en fin de compte l’unique manière de voir. » Ce « il », poète et révolutionnaire portugais qui a nom António José Forte (1937-1988), enflamme les pages d’un livre fort beau qui recueille, pour la première fois en langue française, partie de son œuvre. C’est à Alfredo Femandes et Guy Girard, proches l’un et l’autre du groupe de Paris du mouvement surréaliste, qu’on doit cette remarquable initiative.

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Written by barthelemybs

28 juillet 2007 at 12 h 24 min

Décharge n°138 (2008)

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La révolution au café Gelo

Une lecture de Claude Vercey

un homme
blessé à mort
va parler

Le premier sentiment dont est saisi le lecteur du beau volume des œuvres complètes d’Antonio José Forte, en édition bilingue chez Ab irato, est un contentement profond : justice – une fois n’est pas coutume – est ici rendue, et non seulement vis-à-vis d’un individu (1937 – 1988), mais tout un pan enfoui de l’histoire de la poésie est miraculeusement remis au jour, grâce aux commentaires d’Alfredo Fernandès et Guy Girard qui tout à tour prélude et postambule à l’œuvre poétique présentée, grâce aussi aux proses, entretien et articles, de Forte lui-même, d’où ressurgit l’oasis inattendu d’un surréalisme portugais, même si cette appellation, qui a le mérite de désigner assez sûrement ce qui est en jeu, a pu être contestée par certains de ses acteurs. Les dessins d’Aldina, dernière compagne du poète, lesquels rythment la découverte méthodique de l’œuvre, participent à cette réussite éditoriale.

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28 juillet 2007 at 10 h 26 min

Chroniques rebelles (mai 2007)

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Un couteau entre les dents d’Antonio José Forte

« D’autres avant nous ont tenté le même effort : dent pour dent : non ne jamais regarder de biais et garder la tête écarlate, vomissure au poing pour chaque nuit volée ; pas même une minute pour la gloire de la peau. Éveil décalé : œil pour œil : tenir la famille en respect, l’espérance à bonne distance de toutes les faims et garder la corne de chaque jour plantée dans les intestins. À dix-huit ans comme à vingt-huit, la vie mise à l’épreuve de la rage et de l’amour, les yeux mis à l’épreuve du dégoût. » Antonio José Forte, Un Couteau entre les dents .

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Written by barthelemybs

22 juillet 2007 at 13 h 33 min

Offensive (n°26, juin 2010)

António José Forte,
Un couteau entre les dents,

Forte-couv

Edition bilingue français-portugais
240 pages, 16 €
Ab irato, 2007

« Il est assez rare (ce que nous regrettons) que les militant-e-s se réapproprient la poésie, aussi bien le genre littéraire que l’acception globale de l’esthétique de la vie, dans une optique révolutionnaire. Le travail d’Ab irato apporte cet aspect trop souvent négligé dans les luttes sociales comme dans leur approche historique. Un poète ne se résume pas au ridicule cliché romantique que l’ordre établi voudrait nous faire gober. De Dada aux surréalistes, de l’Internationale lettriste aux situationnistes, nombreux sont celles et ceux qui vivaient leur art comme une force de subversion sociale et politique. Ab irato ne l’a pas oublié, et nous leur savons gré. « Un couteau entre les dents du surréaliste et anarchiste António José Forte dessine une passerelle entre ces deux collections (critique et poétique). Ce poète a été un cas extrêmement rare, à son époque, de surréaliste suffisamment intéressé par les thèses situationnistes, découvertes au milieu des années 1960, pour créer le premier groupe situationniste portugais avec quelques amis, dont l’auteur des Révolutions du Mexique. » Ont été aussi publiés dans cette collection L’Effet miroir (R. Erben, N. Espagnol, A. Joubert), et Hommage à l’Amiral Leblanc, de Guy Cabanel. »

Source sur le site d’Offensive :
http://offensive.samizdat.net/spip.php?article647

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Un couteau entre les dents d’António José Forte

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Un couteau entre les dent de António José Forte

Written by barthelemybs

27 mars 2007 at 13 h 07 min

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