Mike Davis – Planète bidonville

Mike Davis,
Planète Bidonville

Suivi de Bruno Bachmann,
Les enfants de la même agonie

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ISBN 978-2-911917-50-9
Epuisé


Thème : Société / Sociologie sociales
Matière
: Bidonvilles, pauvres en milieu urbain, urbanisation
Lexique : ville, urbanisation, migration interne, population, pauvreté
Dewey
: 307.3 Questions urbaines

Mike Davis. universitaire nord-américain, critique de l’urbanisme de classe, est l’auteur, entre autres, de City of Quartz, Los Angeles, capitale du futur, La Découverte, 1997. Ab irato a publié deux de ses textes sous le titre Contrôle urbain, l’écologie de la peur (1998).

Bruno Bachmann anime avec d’autres la revue Maíra, aux positions rouge-noir, nettement anticapitalistes et internationalistes, dont Ab Irato a publié un choix de textes, Brésil, la mémoire perturbée, les marques de l’esclavage (2004).

Traduit de l’anglais par Gobelin

Résumé.– De Rio au Caire, de Calcutta à Abidjan, un milliard d’êtres humains survit dans des bidonvilles. M. Davis décrit ce phénomène d’involution urbaine et met en accusation le néolibéralisme et son corollaire, le désengagement de l’Etat. B. Bachmann, quant à lui, revient sur les limites de cette approche.

Maíra – Brésil la mémoire perturbée – Les marques de l’esclavage

Maira,
Brésil, la mémoire perturbée
/ Les marques de l’esclavage,
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ISBN 978-2-911917-49-3
76 pages
8 €


(+ 2€ de partage des frais d’envoi)

Sur l’auteur. – Au début du XVIe siècle, pirates dieppois et marins normands, avaient pris l’habitude de débarquer sur les rivages du Brésil de jeunes Français. Ces maïrs ou maíra devaient leur servir d’interprètes pour leurs prochaines escales. Quelques siècles plus tard, naissent autour de capoeiristas français une association et un fanzine brasilianiste, Maíra, aux positions rouge-noir, nettement anticapitalistes et internationalistes. Ces textes sont inspirés des cinq numéros que la revue a consacrés à l’esclavage. Les textes réunis dans ce volume ont été inspirées des cinq numéros que Maíra a consacré à l’esclavage, à l’occasion du cent cinquantième anniversaire de son abolition dans les territoires français.

Thème : Esclavage : Brésil : histoire : conditions sociales : affranchis brésiliens
Dewey : 841.1 Recueil. Anthologies
Tags : anthropologie historique, anthropologie sociale, ethnie, identité collective, négritude, esclavage

A propos du livre. – L’esclavagisme a innervé bien des facettes de la société brésilienne. Comme l’a écrit Manolo Garcia Florentino, « il a fondé la civilisation brésilienne et a rendu possible un projet excluant où l’objectif des élites est de maintenir la différence avec le reste de la population ». Contrairement à ce que de nombreux intellectuels ont tenté de faire croire, les esclaves émancipés ne se sont pas agglutinés dans les favelas parce qu’ils auraient été incapables d’intégrer le marché libre du travail. C’est parce qu’ils étaient combatifs et enclins à négocier avec les maîtres d’antan qu’ils ont été écartés, souvent au profit des immigrants.

Aujourd’hui, les 46 % de Brésiliens descendant d’esclaves occupent toujours les strates inférieures de la société. Pour les prolétaires noirs, la couleur demeure un fardeau supplémentaire. L’esclavagisme au Brésil transcende le domaine réservé aux seuls brasilianistes. Son histoire intéresse les nombreuses régions que ce mode de production a marquées : les États Unis, les Antilles, l’océan Indien… sans oublier l’Afrique. Elle concerne aussi le reste de l’humanité. L’esclavage est consubstantiel à l’essor du capitalisme moderne.