Ab irato éditions

Par un mouvement de colère

Archive for novembre 2012

Ab irato au 4e festival des Impromptus

…où nous retrouverons, le 1er décembre 2012, les productions d’Ab irato parmi les ouvrages de la librairie FMR, lors du 4e festival des Impromptus :
http://lesimpromptusdotorg.wordpress.com/

Où ? 148 Rue du Faubourg Saint-Martin  75010 Paris (Métro : Gare de l’Est)

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Written by barthelemybs

27 novembre 2012 at 16 h 33 min

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Bientôt l’Echaudée n°2…

 

Written by barthelemybs

23 novembre 2012 at 16 h 27 min

Remue net (novembre 2012)

Carnets oubliés d’un voyage dans le temps
Article de Jacques Josse

Georges-Henri Morin, Carnets oubliés d’un voyage dans le temps – Albanie 1987,
Ed. Ab irato, 2012. 72 p. 12€.

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« En une succession de tableaux brefs et animés, Georges-Henri Morin invite son lecteur à sillonner un pays où le temps semble s’être arrêté. Le récit débute à Zurich puis se déplace à Belgrade et à Titograd (l’ex-capitale du Monténégro) avant l’arrivée au poste frontière et l’entrée sur le territoire albanais “où sont purifiés tous les pneumatiques qui ont parcouru les sols étrangers et sont susceptibles d’introduire la fièvre aphteuse”.

« Deux hommes se font face dans ce halo artificiel. La barrière maintenant baissée raie leur verticalité. Le garde-frontière, un jeune soldat tout engoncé dans son uniforme de type chinois, immobile, mitraillette en mains, interpelle son supérieur. Il fixe au loin, évitant le regard de l’officier. Première représentation pour moi d’une pièce immuable, ordonnancée de manière strictement géométrique.  »

Au fil de son périple, l’auteur, qui essaie de saisir un peu de vie concrète autour de lui, se rend assez vite compte de la difficulté qu’il y aura à nouer ici de vrais contacts. Il lui faudra biaiser, éviter de montrer trop de curiosité et lui préférer une approche volontairement calme et distanciée. C’est en affichant cette apparente nonchalance, celle du voyageur qui ne se formalise pas plus de la présence constante de la Fiat blanche de la Sigurimi (la direction de la sécurité de l’état) devant ou derrière son propre véhicule que des dos courbés des prisonniers au travail dans les champs, qu’il peut espérer toucher la réalité d’un pays où autorité, peur et paranoïa restent étroitement liées.

Il relate, à travers ses carnets, et avec parcimonie, sans jamais forcer le trait, des scènes ou des rencontres qui permettent de judicieux retours sur la société albanaise en 1987, autrement dit à un moment très particulier de son histoire, deux ans après la mort d’Enver Hoxha et quatre ans avant la chute du communisme. La vie à Tirana, telle qu’il la perçoit dès son arrivée, paraît lente et mécanique, dictée par les impératifs du quotidien et l’omniprésence de la police.

« Partout ce soir, dans les rues du vieux quartier, des bruits de hachette coupant menu des cagettes et quelques planches arrachées on ne sait où. Des enfants s’activent dans l’ombre. Une ville muette parle : elle s’apprête à se chauffer. »

Çà et là, au bord des routes, il note l’avancée lente de groupes de quelques personnes qui marchent sur les bas-côtés, ombres lasses traînant en lisière de nuit et regagnant des localités où les maisons basses se cachent derrière des arbustes. La monotonie paraît de mise. Il observe, cherche des reflets de lumière dans la pénombre, les trouve hors des chemins balisés, dans le regard de ceux qui viennent vers lui en se laissant photographier. Sinon, seuls les endroits plus touristiques, telles les ruines romaines de la cité d’Apollon ou la ville de Durrès au bord de l’Adriatique (où les dignitaires du régime prenaient leurs quartiers d’été), ou encore celle de Krujë, “ville symbole de Scanderberg, qu’Ismaël Kadaré évoque dans Les Tambours de la pluie ” sortent un peu de l’hiver pour ouvrir une part de leur passé aux rares visiteurs.

 » Dissimulés sous les arbres, un peu à l’écart du site archéologique de Butrint, le pavillon de chasse d’Ali Pacha, une vieille tour massive. Le vieux lion tarde à revenir des montagnes d’Épire.  »

C’est là, à l’extrême sud du pays, à proximité de la frontière grecque, là où Cicéron avait ses habitudes, et un peu plus tard sur le front de mer à Sarandë que G.H. Morin clôt ses balades hors de Tirana. Il en repart, comme à son habitude, avec des esquisses, des croquis, des fragments de prose ciselée, propices à la suggestion.

« La mer bat calmement la jetée de Sarandë. Cette nuit qui tentera une traversée clandestine vers Corfou qui apparaît – disparaît au bon vouloir des éclairs ? » »

Voir le site de Remue net :
http://remue.net/spip.php?article5524

Commander dès maintenant :
Carnets oubliés d’un voyage dans le temps de Georges-Henri Morin (Ab irato, 2012)

Written by barthelemybs

19 novembre 2012 at 12 h 12 min

Salon de l’autre LIVRE – 10e Salon des éditeurs indépendants

Nous y serons, au stand de l’Oeil d’or.

Affiche salon autre livre

du 16 au 18 nov. 2012 Espace des Blancs Manteaux
48 rue vieille du Temple PARIS 4e
(M° Hôtel de ville)

http://www.lautrelivre.net/

Written by barthelemybs

15 novembre 2012 at 12 h 48 min

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Urdla Ça presse… n°54 (septembre 2012)

Carnets oubliés d’un voyage dans le temps
Article de Christian Petr

Georges-Henri Morin, Carnets oubliés d’un voyage dans le temps – Albanie 1987,
Ed. Ab irato, 2012. 72 p. 12€.

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« « Ici Tirana, ici Tirana… » C’était dans les années soixante-dix. La nuit tombée, certains d’entre nous écoutaient, dans les grésillements du poste de radio, une voix venue d’un pays qui ne se visitait pas. Les coudes sur la table ou un verre à la main, nous demeurions là, à la frontière d’un univers qui se dérobait à l’histoire, maintenus au-dehors d’un territoire dont nous ne percevions de la vie qui s’y jouait que de très déconcertants bruits ; par-delà un, presque, infranchissable rideau de fer, nous tentions cependant d’entrapercevoir les fantômes, les nôtres sans doute, qui là-bas s’agitaient.

« Ici Tirana, ici Tirana… » Ce pays, c’était celui d’enver Hosha, le pays d’Enver. Un pays à l’envers dont il fallait, nous le sentions bien, désigner l’endroit. Ce qui fut fait par Georges-Henri Morin dans un récit écrit lors d’une visite en Albanie effectuée avec son épouse, en 1987, à l’invitatiin d’un couple d’amis, diplomates français, demeurant à Tirana, au 57 boulevard Staline, mais jamais publié. C’est aujourd’hui seulment, grâce à l’heureuse initiative des éditions Ab irato, que nous prenons connaissance de ces Carnets oubliés d’un voyage dans le temps. En ce début de XXIe siècle, ils rappellent pour nous l’être du néant et, à la disparition, ils opposent le travail de la conservation. Ce petit livre nous conduit ainsi à nous réapproprier une époque qui n’est plus, celle où la capitale du Monténégro voisin s’appelait Titograd et pas encore Podgorica. Ses notations font venir au lecteur une Albanie d’antant pour en révéler la nature et montrer comment le discours officiel des autorités faisait alors valser ses vides dans la lumière trompeuse d’un supposé réel. Et les photos de Dominique et Georges-Henri qui y sont insérées, jamais redondantes, contribuent à éclairer, du fait des jours qui entre elles et le texte sont créées, les croûtes que recouvraient les paillettes des slogans du régime.

Mais, et c’est ce qui en fait aussi le prix, ces carnets nous retiennent, au-delà même de l’événement qui les a suscités et dont ils permettent la saisie, en ce qu’ils nous révèlent un bon usage du voyage et de sa relation, valable pour aujourd’hui et pour demain. Au fil des pages et des kilomètres parcourus, nous voyons à l’œuvre un Georges-Henri Morin pour qui l’ailleurs, s’il est bon à visiter, est toujours nécessaire à penser ; nous découvrons un promeneur exigeant, perspicace, à l’humour philosophique, ne jamais foncer dans le leurre qui lui est tendu mais s’essayer toujours à fouiller le corps qui le tient et l’agite ; nous suivons un écrivain-voyageur en train de traverser la fiction pour retrouver le désordre en lequel elle s’évanouit. Georges-Henri Morin est un passeur exemplaire d’exactitudes. Dans les épaisses ténèbres des non-dits, il refuse de donner sa langue au chat ; il manifeste tout au contraire un souci et une volonté, que le succès sanctionne, de la reprendre. Et cette langue est un acide bon pour nettoyer tous les bois des langages totalitaires.

Ces carnets d’un temps perdu et retrouvé ? Un monde mis à nu. Soixante-dix pages de plaisir (et une incitation, peut-être à redéfinir une belle et grande utopie qui fait présentement défaut). »

Voir le site de l’URDLA :
http://www.urdla.com/

Commander dès maintenant :
Carnets oubliés d’un voyage dans le temps de Georges-Henri Morin (Ab irato, 2012)

Written by barthelemybs

9 novembre 2012 at 10 h 59 min

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